vendredi 30 avril 2010

Toujours pas vu de tigres

Trek d'une journée dans la jungle. Nous aurions pu le faire par nous-même, mais cela aurait été gâché par le fait de ne pas pouvoir assister au nouveau concept mis en place par les guides: La balade d'épouvante.
Au départ, après 1 heure de pirogue, les consignes sont claires: Nous allons être attentifs aux règles de sécurité élémentaire afin de connaître les réflexes à avoir pour faire face aux différents animaux que nous pouvons rencontrer. Nous restons quelques peu dubitatifs sur les conseils donnés, surtout celui consistant face à un tigre à lui lancer un défi du regard pour lui faire baisser les yeux en premier. Nous prenons cela un peu à la rigolade, mais vu qu'ils semblent insister, nous essayons de prendre ça avec leur sérieux, et on part en file indienne, en essayant d'être le plus silencieux possibles. Les deux premières heures, nous sommes aux aguets, et pourtant rien. Le guide nous sort du scepticisme pour nous montrer là, à moins de 200 mètres le derrière d'un rhinocéros, nous l'observons quelques minutes avant qu'il nous lance un « go back ». Nous grimpons sur un poste d'observation et admirons l'animal qui va passer à côté. A partir de ce moment, et surtout après avoir vu le mastodonte; nos deux guides semblent un brin plus nerveux. Nous longeons un petit chemin dans des hautes herbes (3 mètres de haut!). Effectivement vu l'environnement, nous nous sentons moins rassurées. Toutes sortes de bruit, de chaque côté, nous rappel que nous sommes bien vulnérables. Que pour certain, c'est nous le gibier et que nous sommes en plein milieu de leur terrain de chasse. Une petite pensée particulière pour Hugo, qui aurait fait un met bien appétissant.
Une branche qui crac, le bruissement des herbes au passage d'un animal que nous ne voyons pas ou le cri stridant d'un autre ne sont pas là pour nous rassurer. Mais pire que tout, le silence angoissant de certain moment, où la forêt n'émet plus aucun bruit, notre guide en tête ne bougeant plus, les deux mains fermement accrochés à son bâton, nous renvoi en tête ces images fugaces de documentaires animaliers avant que le prédateur ne se jette sur sa proie. Au final nous ne verrons pas de tigre, et c'est peut-être mieux ainsi.
Pendant ce trek de 8 heures, nous avons vu des oiseaux rivalisant de beauté, des biches, cerfs, des singes, des traces de tigre et de léopard, nous avons traversé la jungle et les marais et admiré le fameux rhinocéros à une corne.

jeudi 29 avril 2010

Après la fraîcheur des hauts sommets, la moiteur du Chitwan.

Nous arrivons dans la petite ville de Sauraha. Ici, on attend le touriste car c'est la basse saison, les hôtels sont déserts. Il fait si chaud que l'on fond comme des glaçons. Nous organisons notre séjour : un trek dans le parc national ainsi qu'une balade et des baignades avec les éléphants. A Sauraha, les automobiles sont en partie remplacés par les pachydermes et ceci pour notre plus grand plaisir. A l'extrémité ouest du village, le fleuve nous sépare de la jungle qui s'étend à perte de vue. Au crépuscule, nous découvrons la vue magnifique d'un soleil rouge braise s'embrasant doucement dans la forêt. Les hélicoptères sont remplacés par des éléphants sauvages, et nous voilà dans l'affiche du film "Apocalypse Now".This is the end... the end of the day!
Nous avons hâte d'être à demain.

jeudi 22 avril 2010

Pokhara

Du 22 au mercredi 28 avril
Nous retrouvons nos amis et profitons des prix revus à la baisse pour trinquer à l'amitié. Il faut savoir que plus on monte, plus la bière est chère, ce qui est bien normal puisque les bouteilles sont portées à dos d'homme et que les poulets suivent le même itinéraire. Aussi, comme notre budget ne permettait qu'un régime sans bière et sans viande, il nous est arrivé de rêver de poulet roti et de bière bien fraîche. Nous profitons de ces quelques jours pour nous régaler, pour rattraper les jours sans école et mettre nos affaires à jours.

jeudi 1 avril 2010

Tour des Annapurnas ou ascension du paradis par la face Nord

Du Jeudi 1 au 21 avril
Voici un merveilleux trek qui peut sembler vertigineux par sa durée, son altitude, son climat: Il n'en n'est rien!
21 jours fabuleux dans le creux des montagnes qui nous entourent, et dont nous faisons le tour...
Le départ se fait doucement, un peu abrupte au début pour nous mettre en jambe et préparer notre dos au 11 kg de nos sacs mais déjà les paysages nous enchantent (cascades, pont suspendus, jardin en terrasse). Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, chaque fois un nouvel élément s'ajoute au tableau. Plus on avance et plus on en redemande, jusqu'à l'apothéose qui se produit comme vous pouvez le deviner au sommet! (5416m à Thorong-La).
Le climat est à la hauteur de nos espérances: du grand beau tous les jours, sauf un jour orageux lors d'un chemin périlleux.
L'altitude est effectivement oppressante (par le manque d'oxygène!) mais au final enivrante. Les nuits sont courtes, les journées hard mais le sentiment de vivre un moment exceptionnel nous pousse vers le haut. Un esprit de camaraderie se forme au fur et à mesure des ascensions et le soir nous serons heureux de partager nos impressions autour de vegetable momo. Spéciale dédicace à Lorraine&Julien, Vita, Jean-Michel, Adrian, Jacques&Elisabeth, Anne-Sophie&Clément qui sont pour la plus grande majorité de la corporation des Tour-Mondistes. Nous sommes rentrés heureux, fatigués mais fiers comme le plus beau pic des Annapurnas. La tête dans les étoiles, allongés sur le toit du bus menant à Pokhara.


Voici le détail de nos étapes, pour ceux qui peuvent être intéresser par ce périple que nous vous recommandons vivement:

J: BesiSahar 820m - Bahudanda 1270m
J2: Bahudanda 1270m – Chamche 1385m
J3: Chamche 1385m – Bagarchap 2160m
J4: Bagarchap 2160m - Chame 2670m.
La banque nous sauve de la banqueroute (/!\ Taxe de 10% sur chaque prélèvement!)
J5: Chame 2670m - Upper Pisang 3250m
Superbe vue sur la paroi rocheuse du Paungda Danda.
J6: Upper Pisang 3250m - Ngawal 3680m
Ngwala très jolie petit village perchée sur les hauteurs faisant face aux Anapurnas II, III et IV.
J7: Ngawal → Ice Fall 4 000m
Petite randonnée sans les sacs qui nous permet de rester dans notre petit village et de s'acclimater.
J8: Ngawal 3680m - Manang 3540m
J9: Manang 3540m – Khangsar 3734m
J10: Khangsar 3734m - Tilicho Base Camp 4150m
On traverse des landslide area. Paysage magnifique.
J11: Tilicho Base Camp 4150m → Tilicho Lake 4920m
Départ au petit matin. De la neige glacée à l'arrivée. Plus l'heure avance, plus nous tombons dans des mini-crevasses (1m). Cette partie (sans les sacs!) s'est finalement révélé la plus fatigante.
J12: Tilicho Base Camp 4150m - Yak Kharka 4050m
Chemin époustouflant avec un point de vue imprenable sur la vallée de Manang
J13: Yak Kharka 4050m - Thorong Phedi 4450m
J14: Thorong Phedi 4450m - Thorong-La Pass 5416m – Jharkot 3550m
Nous passons le col. Jarkhot très joli sur une petite corniche.
J15: Jharkot 3550m - Kagbeni 2800m
Magnifique. A la frontière du Mustang (The forbidden area: 500$ le permis!).
J16: Kagbeni 2800m - Jomsom 2720m
Jomsom: à éviter. Seul l'ATM nous fait rester.
J17: Jomsom 2720m - Marpha 2670m → en bus → Tatopani 1200m
J18: Tatopani (littéralement source d'eau chaude, + lessive)
J19: Tatopani 1200m - Sikha 1935m
J20: Sikha 1935m - Ghorepani 2870m
J21: Sikha 1935m - Poon Hill 3200m – NayaPul 1070m

lundi 8 mars 2010

Tour du Rajasthan en Ambasador et impression forte

Du lundi 8 au 27 mars
Le luxe d'avoir un chauffeur est d'être débarrassé de tous les rabatteurs et des files d'attente pour réserver les billets et ainsi de gagner du temps mais paradoxalement nous avons regretté que des villes charmantes, comme Nawalgarh et Kumbalgarh soient passées comme des éclairs. Nous n'avons pas aimé l'étiquette de touriste privilégié qui nous a collé à la peau. Nous n'avons pas non plus apprécié que les hôtels réservés pour nous, ne correspondent pas à ce que nous aurions choisi, trop de touristes, trop parfait. Nous avons dit plusieurs fois à Gogna que nous voulions de la simplicité et manger dans les cantines locales sans qu'il le comprenne. Nous avons par trop de fois ressenti que touristes veut dire money et peut-être plus en voyageant ainsi. Nous savons aujourd'hui qu'il nous faudra revenir pour prendre le temps. Ceci étant dit, l'Inde nous a fasciné par bien des aspects et notre tour nous a montré une Inde chaotique aux inégalités frappantes, un grand bazar attaché à ses traditions. Des hommes et des femmes subissant une vie dure et éprouvante moins bien traités que les vaches et les chiens errants et d'autres flambant leur nouvelle richesse. Un monde vibrant aux évocations des dieux. Tout ce monde évoluant dans des villes souvent sales et puantes mais malgré cela nous avons été touché par l'histoire que ce pays raconte. Dans le Rajasthan, nous évoquions les histoires des milles et une nuit où les palais se succèdent et rivalisent de beauté et parfois un peu plus loin, nous nous retrouvions dans une cour des miracles moyen-ageuse. Et finalement, nous avons aimé ce grand bazar, les couleurs, le bruit et les odeurs et tous les sens que cette terre met en éveil.
Pour tout cela et d'autres choses encore, on peut dire, Incroyable India!!!












09/03 Nawalgarh: petit village avec des havelis, nous logeons chez l'habitant,
10/03 Bikaner

11/03 et 12/03 Jaisalmer nuit à la belle étoile caché dans le creux d'une dune, Les antilopes trottent pas loin. C'est magique!!
13/03 Jodhpur Magnifique


14/03 Udaipur: le meilleur resto du Rajasthan avec une vue imprenable sur le City palace, un gâteau au chocolat surprise pour les 10 ans d'Hugo qui est tout ému de cette inattendue soirée.
15/03 et 16/03 Pushkar: 2 nuits

17/03 et 18/03 Jaipur: 2 nuits, Fort d'Amber, palais des vents et la parade des éléphants depuis le toit d'une maison.
19/03 Parc National de Ranthambhore: pas de tigre en vue

20/03 Agra: N'a-t-on pas tout dit sur l'imposante grâce du Taj Mahal? Nous avons choisit de le découvrir au soleil couchant, nous n'avons pas été les seuls à avoir cette idée là.... cela gâche un peu notre plaisir. C'est le dernier jour avec Gogna à partir de maintenant nous voyagerons en train. Le vent de la liberté souffle en nous.
22/03 et 23/03 Kajhurao: 2 nuits (mais quelles nuits!)
25/03 et 26/03 Varanasi: 2 nuits La ville la plus incroyable du voyage. Nous échangeons nos impressions (fortes) pendant des heures, en contemplant la vie sur les ghats. Nico & Hugo se détendent en s'essayant au cricket, une de nos villes coup de cœur!!

samedi 6 mars 2010

Visite éclair

Nous arrivons à Amritsar vers 2 heures du mat. Après l'austère Cachemire, les couleurs de l'Inde éclatent de milles feux. Nous nous dirigeons vers le temple sikh. Nous sommes impressionnés par la puissance du Golden temple, fait de marbre et d'or, il étincelle comme un joyau et malgré la foule il règne dans ce temple une sérénité qui pousse à la méditation mais déjà l'heure de notre départ pour Delhi sonne.

samedi 27 février 2010

Delhi

Dimanche 7 et lundi 8 mars

Après un repas frugale nous nous dirigeons vers la bibliothèque publique de Delhi. Malheureusement, nous sommes dimanche et les portes sont closes. Dernières préparatifs avant départ pour le Rajasthan. Lundi 8, Gogna, notre chauffeur, nous attend.


vendredi 26 février 2010

Cachemire un nom qui fait rêver

Du dimanche 26 Février au vendredi 5 mars
Le car met 26 heures pour rejoindre Srinagar, cela ne nous inquiète pas, en revanche, nous sommes plutôt surpris de n'avoir que deux places couchettes, nous entamons les discussions avec Abdul, un des comparses de Nazir, elles s'avèrent sans résultat puisque le car dit-il est complet et qu'il a fait tout son possible. Nous organiserons notre voyage avec le contrôleur qui nous trouvera une place assise en plus. Néanmoins, nous sommes heureux d'être les seuls touristes et tout de suite lorsque le car vrombit, les langues se délient, la première question ne se fait pas attendre « vous connaissez la situation dans le Cachemire? »
Plus nous avançons et plus les paysages changent. Les montagnes s'élèvent, il fait moins chaud, on ne parle plus hindi mais ourdou, bientôt nous aurons l'impression de quitter l'Inde pour rejoindre un pays d'Asie centrale mais le plus impressionnant est la densité de militaires. Des convois entiers sillonnent les routes. Des hommes montent la garde partout. On parle de 2 millions de militaires pour la région de Srinagar-Jammu. Nous avançons en zone occupée.


Le temps est beaucoup moins clément à Srinagar, nous apprécions nos polaires. Un homme à la bonhomie sympathique vient nous cueillir à la descente du car. Comme tous les hommes, il est vêtu d'un long poncho pour se protéger du froid. Nous le suivons jusqu'à la rive du lac et embarquons sur une longue barque. Le paysage est assez joli même assombri par le temps maussade et l'on retrouve progressivement notre bonne humeur, en pensant que cette région d'Inde, nous dépayse une nouvelle fois.
Nous stoppons l'embarcation devant un ponton attenant à une très grande maison sur l'eau, c'est ce qu'on appelle, un house-boat. Nous suivons notre guide pour être présenter à la famille. Le père de Nazir ne parle pas anglais, nous nous montrons poli sans pouvoir engager de conversation alors pour faire passer ces quelques minutes qui sonnent comme des heures, nous extasions devant l'insupportable dernier né de la famille. .
Bachir nous accueille sur le house-boat et nous accompagnera pendant tout le séjour, c'est à lui que revient la tâche de nous mettre à l'aise et de nous servir le thé.
Reste néanmoins une idée tenace: Qu'est-ce qu'on fait là?
Le soir de notre arrivée, on nous invite à l'anniversaire de Zéphir, un jeune australien, nous nous entendons bien avec ce petit groupe et nous prenons rendez vous pour une journée de ski. Nous attendons cette journée avec impatiente car pendant deux jours, il fera un temps de chien. Il fera le même temps lorsque nous irons dans une famille Gypsy pour 2 jours de trek. La méteo ne nous offrant pas d'autres solutions que de rester cloitré dans notre chambre pour éviter les propriétaires qui n'en veulent qu'à notre argent.
Le ski fut de loin notre meilleure journée, un luxe au prix abordable de 150 roupies la descente
De loin la seule bonne raison d'aller dans le Cachemire au mois de février.


jeudi 25 février 2010

La nuit porte conseil?

L'offre de Nazir: il organise, pour nous, un voyage dans le Rajasthan, avec chauffeur et hôtels compris. Toutes les villes qu'ils mentionnent sont celles que nous envisagions et en bonus il ajoute un tour dans le désert du Thar et un safari dans le parc national de Rothambore pour voir les tigres. Cela nous revient d'après nos calculs à 33 euros par jour pour nous trois et pour 25 jours, l'offre semble honnête puisqu'elle comprend le transport et le logis. Lorsque nous nous réveillons, nous sommes prêt à tenter l'expérience. Nous passons à l'accueil pour faire le check-out. Là, un comité d'accueil, nous attend et leur déception de perdre ainsi trois clients est grande, ils nous suivront jusqu'à l'agence de Nazir où ils feront un scandale.
Évidemment, Nazir, nous attend bras ouverts, il renvoie les autres fermement et nous attable pour le petit déjeuner, il réitère son offre et ouvre un album photo sous nos yeux, son père, sa maison dans le Cachemire, les montagnes verdoyantes. Il finit ce joli tableau par une invitation dans sa famille et pour nous et parce que nous sommes maintenant un peu de la famille, nous avons juste le billet à payer le reste est à sa charge. Notre première étape en Inde sera donc le Cachemire et pour sceller notre amitié et les roupies que nous lui rapportons, il nous invite à diner le soir même.
Nous ne sommes pas vraiment dupe, mais la manière est si belle que notre garde est baissée!

Qutub Minar
Le reste de la journée sera consacrée à visiter Dehli en compagnie d'un nouveau chauffeur. Nous profiterons des pelouses du parc du Qutub Minar regarderons de loin Lotus Temple, il ferme lorsque nous arrivons et finirons par la superbe Humayun's Tomb, nous arrivons 45 minutes avant la fin, seuls visiteurs de ce magnifique exemple de l'architecture moghole.
Humayun's Tomb
Nous avons insisté plusieurs fois pour que l'on nous conduise à la bibliothèque et nous finirons même par nous demander si quelqu'un connait l'existence de ce lieu car les chauffeurs n'entendent pas notre requête et par deux fois la journée s'achève sans que nous visitions la bibliothèque. La suite vérifiera le fameux dictons « on est jamais mieux servi que par soi même »
Après le diner, de retour dans la chambre nous ouvrons le Lonely à la page Cachemire-Srinagar. Aïe!!!!!

mercredi 24 février 2010

Il est 5 heures du mat, Delhi s'éveille...

Nous savons dès nos premiers pas dans le hall de l'aéroport que cette Inde tant imaginée allait nous surprendre, une impression forte se diffuse en nous, nous percevons que notre réalité va changer....
Nous suivons la foule après avoir pré-payé notre taxi, il faut donner l'adresse de l'hôtel, notre nom, ce qui permet d'éviter toutes arnaques. Un homme tient à nous accompagner dans nos démarches, nous n'avons pas besoin de lui jusqu'ici c'est assez simple. L' homme se montre si prévenant qu'il monte dans le taxi, alors s'en est trop pour moi, je suis fatiguée et je ne veux pas qu'on me raconte des histoires à dormir debout, je veux un lit. Je refuse de monter dans le taxi si le bodyguard reste. A voir ma tête, il a compris que c'était pas la peine d'insister et que nous n'avions pas besoin de compagnie. Je me détends, nous pouvons démarrer.

Nous traversons la ville dans un vieux tacot roulant. Au bout de quelques kilomètres, le chauffeur s'arrête sur la double voie au milieu de nulle part, nous explique que sa journée est finit, et qu'on vient le remplacer. Quelques minutes plus tard, un homme sort de l'obscurité de ce qui semblait être un terrain vague. Nous, on est scotché sur la banquette arrière, halluciné et avec les yeux grands ouverts soupçonneux. La suite, se passe bien. On traverse la ville de nuit, c'est calme, c'est frais, c'est chouette. Nous distinguons des immenses statues qui nous regardent de hauts, ce sont les Dieux. Les allées sont désertes, la ville est éteinte. Nous nous dirigeons vers le quartier de Paharganj. Les rues sont étroites et poussiéreuses, avec des enseignes d'hôtel partout, elles se ressemblent toutes. Et ce qui devait arriver arriva. Notre chauffeur de taxi se perd, demande son chemin... Et nous propose finalement, de nous arrêter dans ces fameuses Offices du Tourisme ouvertes toutes la nuit, qui ne sont en faites que des agences de voyages. Nous acceptons. 1ère erreur.

Très vite, le mec de l'agence se propose d'appeler notre hôtel. 2ième erreur.
Me passe le téléphone pour entendre dire que l'hôtel est complet.

Et là, bien gentiment, il nous propose un hôtel très bien pour exactement notre budget et qui plus est, juste à côté.
Fatigués et voulant aller nous coucher, nous acceptons sa proposition... 3ième erreur.

Voici donc en quelques minutes, comment nous nous sommes fait avoir, malgré l'encadré en gras du Lonely Planet parlant de ces pratiques, ainsi que les mises en garde d'autres voyageurs, je pense notamment à Aude&Laurent et leur hôtel qui avait brulé.

Finalement, notre escroc avec son amabilité habituelle, nous emmène dans à l'hôtel Prince avec son 4x4, car le taxi ne savait pas où il se trouvait (au coin de la rue!) et lui donne son pourboire mérité.

Après inspection de la chambre, nous acceptons encore une fois, mais en nous promettant de changer dès le lendemain (ou tout du moins après notre sieste matinal). Il est 08 heures.

Nous nous réveillons, il est 13H00.
Nous avons le comité d'accueil à la réception. Il est trop tard pour un check-out, l'hôtel nous convient, on veut profiter du reste de la journée. On nous dépose à un restaurant qui payait pas de mine, au sous-sol d'un immeuble qui se révèle être très bien. On se délecte de notre premier festin indien au menu Lassi (à tomber par terre!), des nans (rien à voir avec ceux de Paris!), des plats indiens dont on ne saurait plus vous redire les noms mais qui se présentaient comme une soupe, des petits plats de légumes cuisinés différemment l'un avec des noix de cajou, un autre en raita (sorte de yaourt au lait caillé, qui se rapproche du tatziki dans l'apparence! Je sais c'est mal de dire ça, mais Nat me corrigera à la relecture!)( c'est un peu ca en plus coulant et en plus caillé!!), poulet tikka pour Hugo. Nous nous régalons.
La panse bien pleine, nous sortons du resto. Et nous retrouvons, notre fidèle type de l'agence, comme il est sympa, qui nous attend à la sortie tel faisant partie de notre escorte personnel. Nous présente un de ses comparses, pour faire un tour des principaux monuments à voir. Le repos digestif se faisant ressentir, comment refuser son offre si alléchante d'être paisiblement promené à travers Delhi, confortablement installé dans une voiture climatisé (il fait 35° à l'ombre!). Il sait comment si prendre le bougre!

Au final, on met une plombe à cause des embouteillages pour rejoindre le Old Delhi. Le conducteur, qui plus est, fume dans la voiture (On avait arrêté de fumer à cette étape du voyage pour des raisons mystiques surement, mais aussi pour des raisons concrètes telles que la chaleur, la pollution, la poussière!). Une fois arrivé, le conducteur se gare et nous fait comprendre qu'il nous attendra jusqu'à la fin de la journée, car il y a beaucoup à faire rien que dans ce quartier, en gros qu'on avait pas besoin de lui!
Nous nous dirigeons donc vers une des plus grandes mosquées du nom de Jama Masjid, en venant nous traversons une place face à la mosquée qui tient lieu de Cour des Miracles. Le concentré de misère qui s'y trouve nous met mal à l'aise pour un premier face à face avec cette pauvreté dans ce qu'elle a de plus visible. Nous atteignons finalement la mosquée qui nous laisse un peu de marbre.
Nous profitons ensuite de faire un tour dans les bazars environnants qui jouxte différents temples.

Retour à l'hôtel.
Lorsque nous souhaitons ressortir, c'est limite si on ne nous l'empêche pas. A grand renfort de: «C'est très dangereux la nuit!». On continue notre chemin. Il nous propose une escorte que nous refusons. Cela devient énervant. On fait les boutiques à la recherche d'un appareil photo, on dine sur le pouce dans la rue, puis l'on revient coucher Hugo. On ressort à la recherche d'Internet, en profitant par là même de faire le tour des hôtels environnants pour quitter le notre qui semble malsain. &nous tombons sur Nazir, patron de son agence de voyage qui nous fais le grand jeu. En nous faisant miroiter tant de belles choses, il aura en tout cas su nous prêter son Internet, chose pour laquelle on était venu taper à sa porte. On a rendez-vous pour le petit déj le lendemain.
On rentre se coucher, on est crevé avec en tête, le dilemme de se faire assister ou non pour la suite de notre voyage.

mardi 23 février 2010

L'Inde n'est plus trop loin!

Nous montons dans le bus pour rejoindre Beit She'an. Arrivés à la frontière, nous nous acquittons de la taxe de sortie, et de l'autre côté du visa jordanien. Les passages s'effectuent sans complications. Nous prenons un taxi direction l'aéroport d'Amman, pas de négociations possibles, c'est une compagnie gouvernementale, les prix sont affichés. Nous sommes pour une fois bien en avance quand nous arrivons pour prendre l'avion pour Delhi. Nous cherchons dans le lonely une bonne adresse à donner au chauffeur de taxi à notre arrivée. L'avion décollera à 20 heures 30, les passagers essentiellement indiens nous donneront comme un avant goût. Le voyage dure 5 heures sans que nous arrivions à fermer l'œil. L'avion atterrit le 24 février à 5 heures du matin (heure locale).

lundi 22 février 2010

Procession dans le Jourdain

Tibériade est un lieu de villégiature. Rien de particulièrement intéressant. Nous faisons un peu de farniente tranquille après avoir fait une croix sur le fait de faire le tour du Lac à vélo.
On nous fait comprendre qu'en tant que touriste l'attraction locale est à quelques kilomètres.
En attendant le bus!
Après quelques tentatives infructueuses de prendre le bus, qui nous envoyaient bouler à peine monter dedans pour des raisons qui nous sont encore aujourd'hui obscures, nous affrétons un sheirout (taxi collectif). Une fois arrivée à l'endroit, les doutes nous assaillent. Encore une fois en pleine nature, la vue sur le lac n'est pas exceptionnelle et le trajet plus long que ce que nous pensions.
Nos pas nous conduisent à une grande structure, notre curiosité nous oblige à aller voir, nous suivons un couloir étroit et obscur, au fond de ce couloir une porte entrouverte d'où nous parvient les accords d'une musique qui en ce lieu paraît irréelle.. .
Et là, mes frères me croyiez-vous si je vous disais que j'ai vu des fidèles par centaines se faire baptiser dans une rivière dont je ne me tremperai pas les pieds. Effectivement les agences qui organisent ces voyages pour les congrégations religieuses doivent bien s'abstenir de le préciser. Car il faut la foi pour venir ici faire trempette dans cette eau verdâtre. A notre grand amusement, nous voyons donc deux congrégations une américaine et l'autre africaine côte à côte avec toutes leurs différences et leur prêcheur respectif usant de leur talent respectif pour ressemble plus à du one-man-show. Autour une structure à la Disney, pour organiser le tout: photo,vidéo, le kit pour pour se faire baptiser et j'en passe.
Surréaliste!

dimanche 21 février 2010

Bain de Boue

Aujourd'hui, nous prenons le bus direction Tibériade. Le problème de devoir refaire un visa Jordanien ne nous laisse d'autres choix que la frontière Nord ou Sud. Ayant déjà fait Aqaba, nous optons pour la route vers le Nord, moins longue. Le choix se fait donc de passer par le poste frontière de Beit Shean à 100Km de Tibériade.

Nous profitons quand même de faire un petit arrêt baignade sur la Mer Morte.
Verdict: un peu déçu. Les paysages sont déserts (voir ou revoir la visite de la fanfare pour avoir une idée sur les paysages). Nous avons eu quelques doutes en descendant du bus au milieu de ce no-where!). Nous traversons un ancien village Jordanien déserté, ainsi que les restes d'un ancien parc d'attractions. Nous arrivons enfin!
L'accès à la rive est bien sûr payante (grimace!), dû à la succession de plages privées! Les abords du lac ne font guère envie, l'eau est trouble et le sol boueux, avec une flopée de touristes faisant la planche devant un Mitch Buchanon aux aguets (un maitre nageur, quoi!). Une fois dedans, la sensation est surprenante! En peu de temps, nous nous surprenons à barboter comme les autres en essayant de faire les figures les plus excentriques. Vous ne verrez hélas aucun cliché de la famille NNH enduit de boue de la tête au pied, le caméscope n'ayant plus de batterie à ce moment.

Ensuite direction, Tibériade en repassant par Jérusalem car les bus ne traverse pas et s'arrête encore moins en territoire palestinien.

vendredi 19 février 2010

Malaise

Aujourd'hui, rendez-vous avec l'ICADH (www.icadh.org), une association luttant contre la destruction des maisons palestiniennes. L'association est tenue par des militants, ils décrivent la situation, nous énumèrent les différents problèmes, et plus spécifiquement celui lié à leur combat.

On se rend en van au pied du Mur séparant Jérusalem Est-Ouest, on s'approche de plusieurs colonies juives dans les territoires occupées, ils nous montrent les nouveaux aménagements développés (route, transport en commun...) surtout en faveur des colonies, pour ne pas dire dans certains cas au détriment des palestiniens.

Là encore, la visite est clairement orientée, de plus à certains arrêts, la présence d'autres bus agrées par des agences de voyage, qui font des visites guidées avec limite un hygiaphone sont déconcertantes. Le parti pris par les organisateurs, et le besoin de nous impliquer dans un problème qui, une fois sur place nous rend d'un coup discret sur un sujet attisant autant les tensions, devient pour le moins gênante (je pense notamment à une invitation à participer à une manifestation).

Même si le parcours ne montre au final pas grand-chose de ce que l'on connait déjà, il permet tout de même d'apprécier plus concrètement la situation, en rappelant la délicate situation des Palestiniens, et d'illustrer le propos par 1 000 petites histoires que raconte chaque quartier. Au final, cela laisse encore plus dubitatif quand à une possible résolution du conflit, et l'on touche du doigt le malaise ambiant qui règne ici.


SAMEDI 20 FÉVRIER 2010
Shabbat

jeudi 18 février 2010

Jérusalem, je t'aime!

Pour notre plaisir, Jérusalem ressemble à un kaléidoscope, nous nous y sentons bien et notre hôtel dispose d'une cuisine, où nous cuisinerons souvent. Nous adorons faire le marché dans Jérusalem-est: le matin nous allons chercher du pain frais et des fruits, c'est un peu comme à la maison et cela nous fait du bien.
Pour mieux connaître la vielle ville, nous profitons d'une visite organisée par l'Office du Tourisme pour découvrir (avec les commentaires) la vieille ville. Cela nous permet de bien situer les différents quartiers (Juifs, musulmans, chrétiens et arméniens). La visite étant effectuée avec l'agrément du Ministère du Tourisme, la visite est plutôt orientée. Nous assistons même à un échauffourée entre notre guide et des commerçants musulmans. Ce qui montre bien la tension qui règne entre les communautés.
Petite anecdote sur la veille: alors qu'on profitait de notre 1er jour dans la ville pour se perdre dans le dédale des rues. Nous arrivons, à 100 mètres de l'hôtel, au mur des Lamentations. Détecteur de métal obligatoire, et sac aux rayons X, le problème est l'oubli de notre part d'un magnifique couteau de 20 cm, qui nous étaient déjà jalousé en Jordanie et Égypte par les gens qui le voyaient. Ici ça n'a fait ni une ni deux, La personne aux rayons X actionne la marche arrière de son tapis roulant en ouvrant de grands yeux. On nous demande si c'est pour le pic-nic, nous répondons que oui. Après 20 min d'appel talkie-walkie, de va et vient entre les postes de sécurité, où nous n'en menons pas large, la tension redescend, des blagues fusent et tout s'arrange: On nous laisse entrer sur le site, on pourra récupérer le couteau à la sortie. Ouf.
On leur a bien promis de plus recommencer...Pourtant...

Le problème reste entier puisque l'entrée de chaque immeuble officiel/commercial (surtout dans les gares routières dans notre cas!) sont contrôlées. Notre couteau provoque toujours une certaine émotion aux agents et pour nous devons expliquer pourquoi nos avons un tel article dans nos bagages. Pendant ce temps, plein de personnes en civiles, armées d'armes automatiques, nous passent devant, juste en montrant une «pseudo» carte d'appelées.

Le soir visite, avec Mikaël de la nouvelle ville de Jérusalem. Ce sont les quartiers les plus chics, les rues sont désertes, il n'est pourtant pas très tard; nous passons devant le Parlement, la Knesset, nous distinguons, au loin, la bibliothèque nationale. Elle possède une belle collection de documents et de manuscrits donnés par les grands intellectuels juifs (le lendemain, nous n'arriverons pas à la trouver avant la fermeture du Shabbat). Nous marchons jusqu'au quartier animé, les bars et restaurants sont bondés, depuis notre départ nous n'avions pas eu l'occasion de voir une jeunesse enthousiaste et des filles s'exprimant librement. Notre hamburger est un vrai régal, il nous change des falafels quoique excellent, nous nous transformons progressivement en falafels sur pattes recouvert d'houmous.

mercredi 17 février 2010

Petite Chloé,
Ce matin à Jérusalem, le soleil est au rendez-vous, la terrasse de notre hôtel surplombe la vieille ville, face à nous la Basilique du Saint Sépulcre, un peu à droite le dôme du rocher et derrière lui le Mont des Oliviers. Nous contemplons les toits d'or et de lumières voués à Dieu. Quand notre regard finit par se perdre, les cloches carillonnent de concert, c'est justement l'heure du recueillement et de la prière. Plus tard le muezzin appellera les fidèles et plus tard encore un moine, dans la basilique du Saint Sépulcre, nous prendra par la main et nous fera une visite guidée, rien que pour nous. Nous avons le sentiment d' être chanceux car choisis parmi tous les touristes. Il se dégage de cet homme une bienveillance qui nous apporte un peu de sérénité, nous l'écoutons nous instruire sur la vie de Jésus mais bientôt sonne l'heure de la prière, nous poursuivons la visite par une procession en latin avec bougie à la main. La basilique est fermée aux touristes, ces heures coupées du monde ne nous ont pas rendu plus croyants mais pour ce jour anniversaire, c'était cadeau, pour nos pensées parfois un peu troublées. Nous te dédions ce voyage Chloé et reviendrons, comme a dit Antoine avec de belles histoires.

mardi 16 février 2010

La Jordanie en 6 Jours!

Nous aurions aimé louer une voiture et faire notre itinéraire tranquillement jusqu'à Amman. Le problème principal est d'avoir un prix correct, sans parler de la négociation. Nicolas perd patience, monte d'un ton, rien y fait et puis, nous dit-on, cela ne sert à rien de s'énerver, elles sont toutes louées. Réduire la Jordanie à la visite de Pétra et d'une journée à la mer est certainement dommage, mais c'est sans regret que nous montons dans le car en direction d'Amman pour rejoindre Jérusalem, nous irons prendre notre bain de boue (Mer Morte) en Israël. Nous apprenons au poste frontière jordanien que notre laisser passer, ne sera plus valable et que pour entrée de nouveau en Jordanie, il nous faudra un visa, qu'on peut se le procurer à Tel Aviv ou à Ramala (Nota: info non confirmée par la suite!). Finalement, le visa s'obtient au poste frontière de Beit-Chan et permet d'économiser la taxe de sortie d'Israël qui est multiplié par 2 au pont d'Allenby. Nous passons la frontière, au premier passage en Israël, nous avions réussi à faire apposer notre visa sur une feuille, ici la préposée se montre si pointilleuse et suspicieuse que nous renonçons au papier. => Penser à faire changer le passeport pour la Syrie ou l'Iran!
A la sortie du poste frontière, nous sommes à 40 kms de Jérusalem, et nous attendons que le Sherout (service de taxi collectif) soit complet pour partir, environ 1h30. La montre indique 23 heures lorsque le Taxi nous dépose devant la porte de Damas. Nous entrons dans la vieille ville de Jérusalem. A cette heure tardive, les ruelles sont désertes, quelques militaires veillent et nous indiquent notre chemins dans ce labyrinthe de ruelles. Notre hôtel se situe dans le quartier chrétien. Nos sacs sont lourds et nous espérons qu'il reste une chambre au Citadelle repéré dans le Lonely. Nous sommes chanceux, il reste une chambre dans cet excellent hôtel.

lundi 15 février 2010

The End Of The World


Nous prions nos lecteurs assidus et nos sponsors d' excuser nos retards, bien conscients du manque occasionné, nous vous assurons que nous mettons en place les moyens de vous donner des nouvelles fraîches. Nous demandons à nos gentils lecteurs d'être indulgents, pour les fautes d'orthographes et de syntaxes qu'ils peuvent lire. 6 mars 2010 Delhi le retour.
Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner digne d'un festin,omelette, toast, cake, crudités, houmous, olives, dattes, (il y a de quoi fêter notre changement d'adresse) nous retournons à Pétra. Il faut savoir que les hôtels bons marchés sont à Wadi Musa à environ 2 kms de l'entrée du site et la plupart des hôteliers proposent de vous conduire devant l'entrée.
A l'entrée, un bédouin nous accueille et nous invite à monter sur son pur-sang, Nathalie sous le charme accepte cette balade à cheval, il nous avance jusqu'à l'entrée du cirque gratis.

Nous suivons le sentier qui mène au monastère, petite réplique du Trésor, il y a une vue imprenable sur la « end of the world ».

dimanche 14 février 2010

Pétra, le sable aura eu la peau de l'appareil photo!

Hôtel Sahara Mountain. Après une bonne nuit et une désagréable sensation d'avoir payé le prix fort, nous tentons de négocier nos prochaines nuits. Le patron ne se sent pas de joie, et pour montrer son mécontentement nous renvoi de mauvaise grâce. Libre à nous de tenter notre chance ailleurs. Nous trouvons un hôtel luxueux (le mieux depuis le début) pour la modique somme de 1 dinar de moins que le précédent. Contents de nous, nous commençons la visite de Pétra.
Nota: Le prix importait finalement peu pour une chambre d'hôtel où nous ne faisions que dormir. Il s'agissait là encore d'une question de principe. Les doutes dissipés, l'esprit était tranquille pour la suite des choses à venir.
Nous pensions en arrivant devant l'entrée du site voir des cars entiers de touristes, certes ils sont nombreux, mais rien avoir avec l'Égypte, la cité nabatéenne est bien cachée et le soleil tape lorsque nous nous engageons dans le cirque, souvenez-vous de Indiana Jones dans la dernière croisade lorsqu'il arrive devant le Trésor et bien c'est comme dans le film, les couleurs de la pierre sont spectaculaires: du jaune, du rose, du bleu, du vert. Le soleil donne à ses teintes des nuances différentes, nous admirons le génie des architectes et des sculpteurs et marcherons dans le site(immense) jusqu'au coucher du soleil en refusant les propositions des chameliers, cavaliers et autres guides. Nous ne succombons pas non plus aux charmes des enfants bédouins qui vendent de fausses antiquités. Nous rentrons fourbus et enchantés pour un apéro (nous trainons avec nous une anisette égyptienne dédiée aux grands moments) dans la chambre de notre nouveau palace.
Nota: Comme indiqué dans le titre, l'appareil numérique ne supportera pas ce deuxième désert, et le sable aura eu raison de lui. Il ne reste plus que le caméscope de Nat. (Merci à toi Joe!).
Dernière photo prise par l'appareil, avant chute malencontreuse!

samedi 13 février 2010

Sea Sand and Sun

Nous profitons de la terrasse du Bédouin Garden pour rattraper tous ces jours sans le net. Hugo fait quand à lui sa première évaluation de français. Dans l'ensemble, il se montre motivé et impressionne un bon nombre de personnes, qui pensent que les plus chanceux sont les parents. Nous ne nous pressons pas à quitter le lieu pour Pétra. Nous pensons trouver un car en début d'après-midi. Il est 15 heures lorsqu'on se décide à partir, c'est trop tard pour le car d'après le gars de l'hôtel, mais il a une solution pour nous. Il a un ami, chauffeur de taxi qui est prêt à nous emmener et bien sur, il est là et nous attends!!! Le prix nous paraît correct, on peut rester encore un peu à nos affaires, et à contempler le rivage face à nous, l'Égypte. sur la droite Israël et à notre gauche l'Arabie Saoudite. C'est dans la boîte, Il est temps de partir.
Notre chauffeur de taxi est un homme affable, il s'arrête pour nous payer le thé, pour nous montrer les beaux spots, nous fait un grand numéro de charme, plus on roule et plus nous sommes méfiants. Vivement qu'on se débarrasse de lui. Nous finissons par en venir à bout après avoir visité 6 hôtels, qui semblaient étrangement chers. Nous comprenons un peu tard que les prix incluaient sa commission.

vendredi 12 février 2010

Pas vus, les poissons clowns!!

Hugo trouve qu'il serait impardonnable de quitter les bords de la mer Rouge sans avoir vu les plus beaux poissons du monde. Alors, dès le lendemain nous partons à quelques kilomètres plus au sud d'Aqaba, afin de profiter de la mer. L'hôtel est pas mal avec des bungalows face à la mer et il a surtout un atout majeur, Internet en wifi. Nous allons pouvoir mettre le blog à jour et répondre aux mails. De beaux poissons et le net en accès libre, il y a de quoi se sentir bien.


Nous profitons de la fin de matinée pour se dorer la pilule dans le golfe d'Aqaba avec masque et tuba. Le verdict est un peu dur: pas beaucoup de poissons, et les quelques coraux que nous avons pu apercevoir semblait bien mal en point. Quand à la plage : dégueu! Des bouts de verres partout, on fait attention à nos pieds. Ici comme ailleurs, lorsque l'on a besoin de jeter quoi que ce soit, ça se fait tout simplement par terre. On a beau le savoir, à chaque fois qu'on voit quelqu'un jeter sa cannette de coca, il n'y a que nous pour le regarder de travers. Voilà pour l'écologie.
Bon au final, la mer est plus froide que celle gouté la veille en face, du côté égyptien. Donc pour finir, on se baignera presque pas. On aura quand même le spectacle d'enfants se baignant, mais là encore seul les garçons se baignent en maillot de bain, les filles, quant à elles, se baignent tout habiller. Une éducation systématique acquise dès la naissance.

jeudi 11 février 2010

Une journée Deux frontières

Comme nous avions négocié avec Nasser, le trajet total jusqu'à Nuweiba, Nous l'attendons pour ce dernier tronçon de notre voyage en Égypte. Arrivée à l'embarcadère, le prix pour le billet pour Aqaba (Jordanie) est exorbitant, nous négocions avec notre chauffeur pour qu'il nous conduisent à Taba frontière terrestre entre l'Égypte et Israël pour ensuite rejoindre la Jordanie. Pas de problème pour obtenir les visas. Nous n'avons pas de visa pour la Jordanie mais un laissé passer, il est gratuit pour les voyages de moins de 10 jours. C'est ce que nous prévoyons.
Nous arrivons à Aqaba. La ville est propre, les tarifs sont affichés après l'Égypte nous trouvons cela plus tranquille mais moins à notre goût même si nous avons eu notre petit problème avec cette fois une bande de chauffeurs de taxis refusant que l'on monte dans la voiture d'expatriés sous prétexte qu'ils ne sont pas assurés pour nous et qu'ils volent leur boulot. Cette gentille invitation se soldera par un échec, Les expats ne veulent pas d'ennuis. Nous sommes contraints de prendre le taxi. Direction la mer, Hugo réclame son snorkling au milieu des poissons!!!

mercredi 10 février 2010

Sainte-Catherine, son monastère, ses touristes... et nous.

Nasser nous attends pour nous emmener à Sainte Catherine, nous faisons étape à Fox Camp, adresse pour routard à 2 kms du Monastère, c'est sale mais pas cher. Des cars remplis de touristes arrivent les uns après les autres pour la visite du monastère, nous faisons comme tout le monde la queue pour entrer dans le lieu Saint. nous n'aurions pas pu éviter cette étape mais notre plaisir s'en trouve gâché. Nous hésitons à monter sur le Mont Sinaï voir le lever du soleil, nous ne souhaitons pas retrouver la horde de touristes. Au final, Ce sera la police touristique qui refusera de nous laisser aller plus loin sans être accompagner d'un guide désigné.
Nous nous rebellons, nous ne prendrons pas de guide, et faisons un sitting!
Un ange passe...
Le policier, après une vaine promesse (OK pour passer, mais pas de monter tout en haut!), nous laisse passer. L'aubaine est trop belle.
En pleine ascension, ce sera pour finir la fatigue (et les remords d'avoir céder trop rapidement notre parole au représentant d'un système corrompu?) qui aura raison de nous.
Tant pis pour la vue!!