lundi 16 mai 2011

Nouveaux articles!

Des articles ont été ajoutés concernant les pays suivants: Malaisie, Bruneï et Indonésie entre le 28/07/2010 et 04/09/2010.

Cliquer sur le lien: http://1bout2chemin.blogspot.com/2010/07/et-ratage.html pour accéder au premier des articles ajoutés, puis sur "Message plus récent" en bas à gauche de chaque page pour lire ainsi les 13 nouveaux articles dans l'ordre. Bonne lecture.

Le voyage ne s'arrête pas là!

Si vous n'avez pas assez entendu parler du voyage, deux dates ont été planifiées prochainement.
Dépêchez-vous de réserver!

jeudi 17 février 2011

Voilà c'est fini!!

Alors, nous sommes rentrés avec nos meilleurs souvenirs en tête (ceux qui font référence quand on n'a un peu le moral en berne, ça peut arriver!). Nous revenons un peu pareils mais aussi un peu différents avec cette envie folle que les choses changent, que notre quotidien ne se calque pas tout de suite à celui des millions de Français même si nous savions que très vite ce quotidien nous happerait. Nous voulions encore un peu du bonheur qui nous a accompagnés tout au long de ce voyage. Nous voulions le partager avec tout le monde et dire quel beau voyage nous avions fait. On dit que nul n'a besoin de se justifier. On part, c'est comme ça. Puis vient un temps où l'on donne un sens à son projet; certains voyageurs l'expliquent en préambule sur leur blog, dans l'ensemble nous retrouverons les mêmes désirs. On part pour un long voyage car cela devient une nécessité, on veut ouvrir son champ de vision, rendre le monde un peu moins grand en allant le découvrir. Aller vers des contrées inconnues pour se connaître soi-même. Notre nécessité à nous était immédiate, urgente sans que nous puissions lui donner un sens, elle faisait suite à la perte de notre fille Chloé. Nous n'avions rien imaginer de plus brutale que de donner la vie et de nous retrouver face à la mort. N'y avait-il aucune justice dans ce monde? Pourquoi nous? Nous étions si forts, si fiers de tenir dans nos bras notre joli Bébé que rien ne fut plus terrible, que de nous enlever d'un coup tous nos souvenirs d'avenir, notre vie futur.
Notre maison se fissurait.
Il fallait partir, éprouver notre amour dans les affres d'un voyage au long cours et voir si une autre page pouvait être écrite ensemble. Les mois passaient et Chloé accompagnait nos pas. Nous trouvions un sens à notre voyage. Nous faisions notre deuil en nous ouvrant au monde. Nous prenions le temps au temps pour imaginer notre avenir autrement. 
Aujourd'hui notre maison tient toujours debout et les liens n'ont jamais été aussi forts car le ciment est fait de notre amour et de nos désirs d'avenir. Il est fait de toutes ces histoires humaines glanées autour du monde, de tous ces paysages qui nous ont éblouis, de toutes ces rencontres. Bien sur il y a eu des moments difficiles mais les moments où l'on osait dire que nous étions heureux et que nous avions de la chance sans avoir l'impression de dire un gros mot furent si nombreux qu'aujourd'hui on peut le claironner, nous avons été heureux toute une année sur les routes du monde!!
Et le pompon dans toute cette aventure c'est qu'on est venu nous chercher à l'aéroport alors que nous pensions prendre le RER. Nous avons été accueillis comme si on était des futurs présidentiables. Vive la famille, Vive les Amis et Vive les voyages.



        Chloé aurait deux ans aujourd'hui, nous lui dédions ce voyage.

mardi 18 janvier 2011

New-York

Du  18 au 22 janvier

18 janvier, nous atterrissons sur New-York, le changement de température est brutale de 35° à Guayaquil, nous passons à -5° à Manhatan. Nous nous rendons à notre guest-house située dans Harlem. Sur la 131st, un grand basketteur nous scrute en train de remonter la rue. Si il n'avait pas ce grand sourire affiché, on imaginerait facilement ces 3 petits blancs chargés jusqu'au cou de leurs bagages et s'extasiant devant l'urbanisme Harlemiens, se faire délester en 2 temps, et 3 mouvements après 360 jours de pérégrinations. Évidemment, rien de cela n'arrive. Ce sourire nous est tout simplement destiné, dans la perspective que sa longue attente, dans ce froid, touche à sa fin. Ça tombe bien, on avait juste le nom de la rue sans connaître le n°, en pensant suivre notre bonne étoile. Elle est là et s'appelle Duane. Il nous montre le logement... Sauf que là encore, petite gêne de notre part. Alors qu'on s'attendait à une chambre louée modestement à 70$, il nous fait visiter un loft. Pensant qu'il s'agit d'une erreur, un peu grosse tout de même pour jouer les "distraits" et de peur que la facture nous retombe dessus, nous nous présentons... Il tilte pas. On lui annonce le prix qu'on s'attend à payer! Pas de problème. On l'avertit que pour le prix, le deal était d'avoir une chambre. Et là, un peu étonné par notre réaction, il hausse les épaules, comme s'il ne comprenait pas ou que ce n'était pas son problème... Et conclut que de toutes façons, Il n'y a personne pour visiter N-Y à cette période. Donc voilà pas de quoi paniquer!

on ne pouvait pas rêver plus bel accueil!!
Arrivera t-on à sortir de notre palace?
4 jours à New-York pour nous préparer au retour, 4 jours pour admirer cette ville que nous trouvons fascinante alors après avoir enfilé nos gants, nous parcourrons Manhattan avec toutes nos références cinématographique et musicale, Hugo pensera à Spiderman accroché aux Crystal building depuis la terrasse du Rockeffeller où la vue sur la ville est splendide, on pensera à Gainsbourg chantant « j'ai vu New-York, New-York U. S. A, OH! C'est haut... », à Woody Allen et à tant d'autres réalisateurs qui on sut rendre cette ville mythique.



Nous commençons à évoquer notre vie futur de sédentaires en admirant la statue de la liberté. Nous imaginons nos prochains voyage en déambulant dans central park enneigé. Nous réalisons que nous vivons les dernières heures de ce tour du monde avec une once de nostalgie mais également avec une certaine satisfaction d'avoir mener ce projet à son terme. Nous pouvons rentrer, revoir notre famille, nos amis avec nos souvenirs se bousculant pour être racontés.
Samedi 23 janvier, on embarque pour Paris.


jeudi 13 janvier 2011

Nous n'irons pas aux Galapagos!!


Du  13 au 17 janvier
On part pour l'Équateur.
-Vous avez dit de l'aventure?
-Il vous faudra d'abord prendre un collectivo(taxi public) jusqu'à Bagua.
-Ok.
-Puis un autre jusqu'à San Ignacio, si vous arrivez assez tôt vous pourrez continuer sinon il faudra dormir,là.
-Pas de problème.
-Le lendemain vous reprendrez un collectivo pour le poste frontière de la Balsa puis un camion jusqu'à Zumba et le bus pour Vilcabamba, pour un total de 14 heures de voyage environ.
Nous avons été jusqu'à 7 dans un break, imaginez le pire avec un conducteur pressé sur des routes de nuit et comme presque tous les jours en Amérique du Sud nous avons vu des paysages incroyables. Puis, nous sommes arrivés dans la charmante ville de Vilacabamba au coeur d'un vallée verdoyante.

Nous nous sommes offerts un super hôtel avec piscine, jaccuzi et jardin pour 25$ (on peut donner l'adresse de ce rêve à prix doux!)
et comme on a retrouvé Charlotte&franck (rencontrés à Chachapoyas), nous avons décidé d'y rester un peu et de faire quelques jolies balades ensemble.
3 jours après nous prenons le bus pour la Cuenca, une ville coloniale charmante avec beaucoup de places et beaucoup de très belles églises.

Nous disons au revoir à nos amis qui partent pour les Galapagos alors que nous nous dirigeons vers Guayaquil pour prendre notre avion destination: New-York. L'Amérique du Sud a plus que répondu à nos attentes et il nous reste tellement à découvrir (la Colombie, le Brésil, l'Amérique centrale..) que la prochaine fois, on prend un an juste pour le continent sud américain!!!

samedi 8 janvier 2011

Chachapoyas et la cité des nuages

Du 08 au 12 janvier
Dans la soirée plein de toutes ces merveilles, nous montons dans le car pour aller à Chachapoyas pour continuer notre exploration, il y a encore beaucoup à voir et surtout ce qu'on appelle ici le Machu Picchu du Nord.
Pour ce dernier trek, pas moyen de faire l'impasse d'un guide pour aller explorer la jungle à la recherche des cités perdues mais nous n'allons pas le regretter, Hernando aime son métier, sa région et passer trois jours avec lui fût très agréable.
1er jour lever à 6 heures pour aller voir les sarcophages de Karajia. Niché dans une falaise, ces sarcophages de 2m50 de haut nous font penser aux Moaï de l'île de Pâques. Ce sont probablement des chefs ou des hauts dignitaires mais le mystère plane encore sur ce site.
 Nous traversons ensuite la belle vallée de Huaylla Belem pour débuter la marche sur un sentier pavée jusqu'au village de Congon.
Nous arriverons comme à notre habitude tous crottés et tous mouillés.
2 ème jour, nous nous préparons pour 5 heures de cheval dans la jungle.

On s'imagine à la tête d'une grande expédition, il ne manque plus que la machette pour se frayer un chemin dans cette végétation dense. Les chevaux avancent sur un terrain plus que boueux et montent des pentes vertigineuses, pour nous pas d'autres solution que de leur faire confiance car le chemin est difficilement praticable à pied sauf pour les arieros qui chaussés de leurs bottes avancent dans cette mélasse avec une dextérité qui nous laisse pantois.

 Nous aurons encore deux heures et demi de marche avant de rejoindre Choctamal pour y passer la nuit et pour cette journée pas une goutte de pluie.
3ème jour, nous découvrons la forteresse de Kuélap. Construite à partir de l'an 1000 par la civilisation Chachapoyas (homme des nuages) ce beau site est moins impressionnant que celui du Machu Picchu mais il a l'avantage d'être très peu visité 15 000 visiteurs par an alors que le Machu en compte jusqu'à 3000 par jour. D'autre part, il apporte un éclairage sur une civilisation encore mystérieuse. Nous continuons notre voyage dans le temps en admirant le travail de ses bâtisseurs qui ont érigé une forteresse de plus de 600 mètres avec un mur d'enceinte qui s'ajuste parfaitement avec la forme du relief.

 La reconstitution d'une maison circulaire donne une idée de l'apparence des quartiers-bas. La vue superbe.
Retour en fin de journée à Chachapoyas et diner avec un couple de français (encore des tours-mondiste) et deux péruviennes rencontrées sur le site.

vendredi 7 janvier 2011

Arrêt imposé à Chiclayo

Nous aurions pu nous passer de cette nuit à Chiclayo mais sans cet arrêt nous rations le magnifique musée des tombes de Sipan (Si=lune+ Pan=maison) maison de la lune nom d'une ancienne cité Mochica.

Les Mochicas occupaient toute la côte nord du Pérou avant d'être envahit par les Incas et comme les Chimus, ils vénéraient la lune alors que les Incas vouaient un culte au soleil. Pour ces dernières étapes péruvienne, nous découvrons les trésors des civilisations précolombiennes et le musée va nous révéler une collection de bijoux et de céramiques retrouvée intact dans le tombeau du seigneur de Sipan grâce à l'arrestation en 1987 de pilleurs de tombes en possession d'une cacahuète en or appartenant à un collier. Les archéologues alertés vont mettre à jour les trésors d'une civilisation qui a rayonné il y a plus de deux mille ans.

Pour info, certains objets provenant du musée sont en exposition temporaire à la Pinacothèque.

samedi 1 janvier 2011

Tous nos vœux de Bonheur!

Jour de l'an!
Pour cette 100ème édition, nous avons la joie de lancer un grand jeu concours.
La 1ère bonne réponse recevra un bonnet péruvien tricoté main!!

A vous de retrouver où ont été prises ces photos ?
Nous attendons vos réponses avec le numéro de la photo, la ville et le pays.

C'est surtout l'occasion de vous souhaiter une bonne année 2011, qui on l'espère sera sous le signe du voyage... pour vous... Et du travail pour nous!
C'est également l'occasion de vous annoncer (Drrrrrrrlllum... roulement de tambours!!!):
notre RETOUR PROCHAIN, le 23 ou 24 ou 25 janvier, afin que vous puissiez prendre vos dispotions afin fêter avec nous la gastronomie française. Nous en profitons pour vous envoyer notre liste des mets qui nous ont le plus manqués: fromage de nos campagnes, vins de nos régions, rillettes artisanales et pâtisseries fines et pains de nos boulangers-pâtissiers seront les bienvenues. Les meilleures spécialités seront chaleureusement récompensées par notre félicité.

Mais pour nous, c'est surtout l'occasion de vous remercier de nous avoir accompagnés tout au long de cette année 2010 sur les routes du monde.

Nous avons réalisé un rêve qui nous a permis de nous retrouver hors du tohu-bohu quotidien, tournant ainsi la page d'une histoire dont nous aurions bien réecrit quelques pages.
Nous revenons simples et fragiles mais avec cette énergie dont sont touchés les bienheureux (…Qui comme Ulysse ont fait un beau voyage!).

Mais c'est pas fini, alors rester connecter pour la suite d'1bout2chemin en route vers l'Équateur
et que le meilleur gagne!
NNH.

P.S. : Pour être accepté, et afin d'éviter toutes réclamations, vos réponses sont attendues en commentaire sous cet article. /!\ La personne dont le nom est Anonyme ne sera pas retenu!

video

vendredi 31 décembre 2010

Plage, Chan Chan et surf.

Du 31 décembre au 5 janvier
Nous arrivons dans la petite station de Huanchaco sur le coup des 21 heures autant dire pile à l'heure pour le diner du réveillon seulement l'accueil est plutôt discret car la ville est totalement éclairée à la bougie non pas par tradition mais par une coupure générale qui va durer quelques heures. Nous dinerons aux chandelles d'un sandwich et nous installerons dans un hôtel sans pour une fois faire le tour de la ville 10 fois (il faut dire que 26 heures de voyage, fatigue un peu). Enfin, vers minuit la lumière fût et la petite ville tranquille dans laquelle nous étions arrivée va littéralement se transformer. La bière va couler à flots à tous les coins de rues et la plage va être envahi d'une foule impressionnante, les tentes vont pousser comme des champignons pour 3 jours de fête puis le week-end passé la petite station retrouvera son calme. Comme on nous l'a indiqué en arrivant « Ici on sait faire la fête! ». 
Autant vous dire que l'on a profité de ces quelques jours à la plage pour 
1- Buller. 2- Pour nous instruire sur la civilisation Chimu en visitant la forteresse de leur capitale Chan Chan. Située à une vingtaine de kilomètres de Huanchaco, cette forteresse est complètement construite en adobe. L'adobe est un mélange de terre argileuse mélangé à de la paille puis séché au soleil. 
A partir du sud de l'Argentine, nous avons vu beaucoup de maisons construite en brique d'adobe.
Chan Chan est un site archéologique important d' Amérique du Sud car la cité devait couvrir 25 kilomètres carrés. Chaque souverain construisait un quartier différents et une plate-forme funéraire où les archéologues ont retrouvé de véritable trésor (or, poterie, étoffe) nous verrons quelques un de ces trésors dans un superbe musée sur une autre civilisation précolombienne, les Mochica qui avaient des rites funéraires similaires. Et pour finir ce petit séjour à la mer Nicolas et Hugo s'offriront une initiation au surf.

lundi 27 décembre 2010

Arequipa

Du 26 au 30 décembre
On aurait pu ici dépasser notre record avec l'ascension du El Misti (5822m) ou du Chachani (6075m). Nous aurions pu également faire le trek du canyon de Colca et bien pour cette étape, croyez le si vous voulez, on a décidé de ne rien faire sinon visiter la ville blanche surnommée ainsi parce que beaucoup de bâtiments coloniaux sont bâtis en sillar, une roche volcanique qui scintille au soleil. Nous avons tranquillement admiré les volcans depuis la terrasse de notre hôtel et profité de la réputation de bons vivants des Aréquipeños. Voici tout ce que l'on peut vous dire de cette ville et même pas une photo à vous montrer!
Au bout de 4 jours, notre désir de coquillages et crustacés toujours aussi présent. Nous sommes montés dans un bus avec inclination du dossier à 180 ° (le top) jusqu'à Lima puis changé de bus pour un deuxième beaucoup moins confortable en direction de Trujillo et tout cela pour un total de 26 heures de voyage.

jeudi 23 décembre 2010

Feliz Navidad!

Du 23 au 26 décembre


A Cusco, ce ne sont pas les vitrines des grands magasins qui font l'attraction. Ici la foule se presse pour admirer la crèche de Noël grandeur nature, protégée par la police. Après le calme de Tinqui, nous trouvons donc la ville en pleine effervescence de veille de fête. Nous avions d'abord imaginé de passer Noël sur une plage abandonnée avec coquillages et crustacés, le soleil pour invité d'honneur mais finalement Cuzco a suffisamment de charme pour que nous remettions notre désir de plage au jour de L'an. Nous trouverons une bonne adresse à la porté de notre bourse, le seul problème est que le chien a volé la dinde, la bûche a fini dans la cheminée et le Pommard est bouchonné mais comme nous avons quand même fait la queue pour avoir une table, nous nous régalerons d'une soupe au potiron et d'un poulet sauce champignon arrosé d'un pisco sour (boisson local). 25 décembre, on ne pouvait pas faire plus plaisir à Hugo avec ce pot de Nutella 
et pour fêter la Navidad, on refait la queue pour avoir une table Chez Jack's pour apprendre cette fois qu'on a volé le champagne. Nous trinquerons donc avec un délicieux milk-shake.

samedi 18 décembre 2010

L'Ausangate

Du vendredi 18 au 23 décembre

Nous surveillons la météo, un peu alarmés par les pluies incessantes depuis notre retour du Machu Picchu. Nous sommes prêts à annuler le trek avec pour argument que si c'est comme cela à 3326 mètres cela doit être l'enfer à 6000m, mais notre envie sera plus forte que notre crainte et le 19 décembre nous partons pour le trek de l'Ausangate.
Visible par beau temps depuis Cuzco, l'Ausangate (6 372 mètres) culmine la cordillière Vilcanatoa au milieu d'un paysage spectaculaire de lacs, de glaciers, d'alpages et de villages perdus dans la montagne. Herman, notre arriero (muletier) nous attend à Tinqui point de départ du trek. Nous dormons chez lui ou plutôt dans l'étable. Nous partirons le lendemain matin avec Valério (son aide) et trois chevaux pour porter les sacs, les vivres et la bouteille de gaz. Cette fois nous allons apprécier de n'avoir qu'un petit sac sur le dos.

On campe dans l'étable
les enfants d' Herman
Lundi 20 : Tinqui 3800 mètres-Upis 4350m. Nous attendons que la pluie cesse pour partir. Après 4 heures de marche dans l'Altiplano. Hernan, nous convainc de nous arrêter dans un refuge avant que la pluie ne refasse son apparition.
 La première partie est superbe: pâturages, collines verdoyantes... 


Nous allons même arriver au moment où un alpaga va mettre au monde son petit. Comme la journée a été un peu courte nous poursuivons l'après-midi par une balade jusqu'au pied du lac de l'Ausangate. 

Nous montons la tente sous un abri. Au petit matin, nous sommes heureux d'avoir été épargnés par les trombes de pluies tombées pendant la nuit. Ce qui nous poussera par la suite à modifier les prochaines étapes.

Mardi 21, notre guide nous propose de tenter le tour en 4 jours plutôt que 5 afin d'avoir un abri pour chaque nuit. Hugo monte sur le cheval quand à nous, nous suivons la cadence sous la neige.



 Nous arriverons en pente douce au premier col (4750m), mais les nuages et la neige nous empêcherons de voir bien loin.

Nous poursuivons vers un lac turquoise, notre marche est ponctuée par les craquements du glacier de l'Ausangate. Enfin, nous atteignons les 5000 mètres, Hugo n'est pas mécontent d'être sur son cheval, quand à nous nous attendons la pause.



 La pause attendue ne viendra pas et après quatre heures de marche la nouvelle tombe, soit on campe dans la vallée soit on poursuit jusqu'à l'abri avec un col à 5100 à franchir. Nous choisissons la deuxième proposition. Donc nous descendons dans la vallée avant "d' apprécier" cette dernière ascension. Les 600 mètres de dénivelé vont nous mettre sur les rotules mais les paysages magnifiques font presque passer la difficulté.




Nous passons le col devant nous s'élève majestueux Ausangate.

La philosophie du jour est: "Quand tu es au bout du rouleau et que ton corps te fait mal et qu'en plus il n'y a pas eu de pause barre chocolatée dis-toi que tu es sur le point de dépasser tes limites: 2 cols dans la même journée. Laisse ta tête prendre le contrôle, elle te dira les mots doux de champion: 7h30 de marche sous la pluie, la neige sans ronchonner. Elle te murmura que tu es tenace: 23kms. Enfin, elle te  dira que tu fais quelque chose d'exceptionnel ainsi tu seras encore plus motivé pour la journée du lendemain!!"


Mercredi 22,  Il a fallu une bonne dose de motivation à Nicolas pour se lever, car à la suite d'un empoisonnement, il est au plus mal pour cette nouvelle journée. Dans l'impossibilité de mettre un pied devant l'autre, il devra accepter de monter sur le cheval au grand dam d'Hugo qui s'est attaché à son canasson.


Heureusement nous commençons l'étape sous un ciel clément mais cela va se gâter lorsque nous atteindrons le col à 5000m, la neige d'abord puis la fatigue. Pour se motiver, on pense au restaurant que l'on va se faire pour noël, on imagine les mets les plus exquis, autour de nous des paysages incroyables pour nous récompenser de nos efforts.



 Nous arriverons 7 h30 plus tard à Pachanta pour la fin d'étape. Nous montons la tente dans l'abri  et repos pour tous.


Jeudi 23, Alléluia, Nicolas va mieux pour la dernière étape. Nous sommes si contents d'avoir fini la boucle que nous allons bon train. Hugo a retrouvé son cheval alors en trois heures nous sommes rendus à Tinqui où nous attendons le bus pour Cuzco. Ce trek fut sans doute le plus difficile de tous mais aussi un des plus beaux et si on devait revenir au Pérou, nous choisirions la saison sèche pour  refaire ce tour à un rythme moins effréné et avec en prime des pauses barres chocolatées!!