lundi 5 juillet 2010

Myanmar nous voila

Un petit coucou à tous afin de vous apprendre notre bonne arrivée à Yangon.
Nous avons même réussi à amener l'ami Joe, encore reluctant à utiliser l'avion.

Tout se passe très bien. Les myanmarais sont au poil. 
Internet, en plus d'être censuré et lent, semble être un luxe qu'on ne risque pas de retrouver dans les autres villes du pays. Donc ne vous inquiétez pas tout de suite!

La fin du Myanmar se situe le 25 Juillet.
Bises à vous,
NNH


dimanche 4 juillet 2010

Yangon (ex-Rangoon qui n'est plus la capitale!)

04 et 05 juillet
La Paya Shwedagon emblème du Myanmar
Il faut vite nous adapter aux règles gouvernementales du pays. La première difficultée est de se montrer patient devant la minutie extrême avec laquelle sont examinés les dollars puis de choisir les hôtels, les restaurants et les moyens de transports afin de donner le moins d'argent possible à la junte militaire. Notre mot d'ordre "ne pas payer les 10 dollars" perçu à l'entrée des sites et parfois des villes. Nous n'avons pas toujours réussi à passer au travers des mailles des gardes mais cette idée ne nous à pas quitter.

Il est dit que dans les villes comme Yangon et Mandalay, nous pouvons être suivi et l'on peut en effet se poser la question d'aller au Myanmar ou pas. Alors pour nous, le besoin de s'ouvrir au monde des Birmans l'a emporté sur le débat moral. Bien sûr, nous avons été choqué devant les millions dépensés pour la nouvelle capitale NayPyidaw et les autres aberrations du pouvoir en place mais avant tout nous avons rencontré des hommes et des femmes dont la gentillesse n'a pas d'égale et nos meilleurs souvenirs ce sont toutes ces rencontres à travers ce pays si particulier.


La Birmanie a un petit goût de retour en arrière, car tout en restant dans le sud-est asiatique, sa proximité avec l'Inde nous rappelle bien des souvenirs.
Le pays est somme toute le plus pauvre du sud-est asiatique. Il y peu de disparités. Les villes et les routes sont dans un état de délabrement avancé. Les véhicules de transport semblent dater de Mathusalem. Le pays semble fermer sur lui-même. L'usage du longyii et le thanaka qui peinture les visages montrent bien que les codes de la mode occidentale n'arrivent pas à pénétrer le pays.

Fille au thanaka, produit réputé pour protéger et maquiller!
Moyen efficace pour se protéger du soleil dans le bus
Le Myanmar ne manque pourtant pas de richesses (or, rubis, gaz, pétrole...), qui ne semblent enrichir qu'une minorité. Les policiers/militaires ne sont présent qu'en petit nombre dans les villes. Pourtant les gens ne parle que très peu de leur situation. Une crainte invisible semble les étreindre dès qu'un sujet sensible pourrait être aborder. Un chape de plomb bétonne la société. De ce fait, peu d'informations ressortent. Les sentiers, où nous pouvons accédés, sont balisés, de même que les lieux pour dormir nous sont indiqués. De ce fait, les gens ne semblent pas avoir encore l'habitude des occidentaux, nous faisons bien souvent l'attraction. C'est peut-être un détail, mais c'est toujours plaisant de voir des gens qui nous sourient tout le temps. Une sensations étranges accompagnera donc notre séjour, celui d'être perçu comme des personnalités importantes.

jeudi 1 juillet 2010

Des dollars pour une journée (de farniente?) de plus.

Jeudi 1 et vendredi 2 juillet
Nous nous préparons au départ par un sursaut d'activité, tour de l'île en un temps record, plongeons dans les cascades, analyse des matchs de la coupe du monde mais surtout trouver des dollars flambants neufs indispensables pour le Myanmar.
Nous sommes prêt pour nos aventures birmanes après cette pause sous les cocotiers et ces retrouvailles avec Geoffroy dignement fêtées.

Nos adieux à l'équipe du Gus bay, le paradis des backpackers

mercredi 30 juin 2010

Plongée dans les coraux

Pendant la saison des pluies, la visibilité n'est pas aussi bonne mais quelques beaux spécimens de poissons multicolores viennent se faire admirer au milieu des coraux. On se croirait en vacances.
 Remarquez au centre la sirène pour qui le captain Geoffroy plongera!
Et le sourire d'Hugo fier de son diplôme.

dimanche 27 juin 2010

Gu's Bay (Backpackers's paradise!)

Dimanche 27 Lundi 28 Mardi 29 Juin
La mauresque de Bruno n'a pas réussi à nous retenir dans les lieux et nous envisageons un changement d'adresse, repérages et visites de bungalows. Nous finirons pas trouver un coin idyllique. Les prix sont bien négociés et nous déculpabilise, on profitera amplement de la piscine, de la cuisine délicieuse, des kayaks...jusqu'à la fin de cette pause thaïlandaise, après tout on le vaut bien!!!


samedi 26 juin 2010

Koh Chang's Jungle

Le lendemain, nous partons en expédition, avec pour tout bagage: tongs, serviettes et maillots. Nous sommes à la recherche des plages idylliques qui font la réputation de la Thaïlande. La plus proche est un peu décevante car devant un resort bien moche. Qu'à cela ne tienne, nous continuons plus loin en longeant la rive... Ici la plage s'arrête, seul un sentier continue dans une végétation touffue.
Pas de bol, peu de temps après, nous rencontrons plus loin une maison, dont l'accueil par le chien nous confirme bien qu'il s'agit ici d'une résidence privée. Nous ne nous décontenançons pas, et envisageons de la contournée puis de nous avancer franchement dans la jungle, en songeant rejoindre la seul route de l'ile, qui en fait le tour, supposant qu'elle ne peut être bien loin.

Erreur, après une petite heure de marche, bouffés par les moustiques, et complètement perdu nous décidons de faire demi-tour. En croisant un autochtone, qui récolte du caoutchouc, nous remarquons qu'il est vêtu intégralement et qu'une mince fumée s'échappe de son dos, du produit anti-moustique. A sa vue, nous déguerpissons comprenant que nous avions rien à faire là, surtout dans nos tenues.
Ah, ces touristes!!!!
Pour poursuivre notre recherche, sans une nuée d' insectes à nos trousses et se poser (comme il se doit sous un cocotier) pour la sieste, nous préférerons la moto.

vendredi 25 juin 2010

Retrouvailles

Geoffroy nous attends sur la jetée, le retrouver ici à Koh Chang (une île à la frontière Thaïlando-Cambodgienne) nous semble un moment irréel, la dernière fois que nous nous serrions dans les bras, c'était gare du Nord avant d'embarquer pour l'aventure, 5 mois auparavant, mais avant de trinquer à nos retrouvailles direction le Saint-Trop (et oui!) pour poser bagages et parler de la suite...
La suite fut vite planifiée, plage et jungle, farniente et mauresque (normal, nous sommes chez Bruno, un français venu monter sa petite entreprise à Kai Bay.)






mardi 22 juin 2010

Angkor

Mardi 22 -vendredi 25 juin
On comprend une fois que l'on a visité Angkor que les Khmères aient choisi de symboliser leur pays par un temple(Angkor Wat) de cette cité prodigieuse. Nous avons pris un pass pour trois jours et loue les services de mister C qui nous a conduit avec son tuc-tuc dans les temples les plus marquants  mais on peut egalement decouvrir le site a velo lorsqu'on a du temps.
Nos coups de coeur :  l'arrivée sur le Bayon et ses 54 têtes monumentales.


 Banteay Srei et ses fresques pleines de grâce puis Ta Phrom qui tentent de rester debout malgré les racines des arbres monumentaux qui enlacent la pierre.



vendredi 18 juin 2010

La Capitale Khmère

Vendredi 18 - lundi 21 juin
Notre regard sur la capitale est probablement influencé par nos récentes lectures sur les années de terreur des khmères rouges( Cambodge annee zero, ils ont d'abord tue mon pere et le portail), du coup nous sommes peut-etre plus sensible à la pauvreté que nous trouvons plus visible que dans les autres capitales.


La visite de la prison S21lieu de commémoration des atrocités commises par la clique à Polpot n' apporte pas un éclairage sur ce qu'il a put s'y dérouler, nous avons même eu l'impression que ce lieu aurait pu disparaitre et remplacé car peu de moyens sont mis en place pour la sauvegarde de ce lieu de mémoire (il a même été envisagé de le donner en gérance à une entreprise étrangère!), néanmoins l'émotion est bien réelle devant les photos des victimes et dans les chambres de tortures.



Plus tard, pour nous remonter le morale, Sita et ses copines nous emmèneront fêter l'anniversaire de la reine dans une fête foraine. Hugo en a la tête qui tourne.

jeudi 17 juin 2010

Bus pour le Cambodge

Jeudi 17 juin

Pour qui paye les taxes de sortie du Laos et d'entrée du Cambodge et pour qui se prête au contrôle H1N1 sans se poser de questions, le passage est rapide et ne pose aucune difficulté mais pour celui qui comme Nicolas demande des explications et des reçus la chose peut s'avérer plus compliqué... Nous nous voyons confisqué nos passeports. Tous les touristes passent, pas nous. Nous obstinons, réclamons un justificatif, les contrôleurs s'impatientent, ils demandent désormais 2$ pour nous 3 et d'accepter leurs conditions sans explication (le prix demandé est de 2$ par personne), même topo de l'autre côté sauf que cette fois, ils se sont abstenus de nous dire qu' Hugo n'avait pas à payer de visa. Nicolas tente de récupérer les frais, il s'en tire avec la moitié du prix. Nous restons sur notre Fin.
Arrivée à Phnom Penh en début de soirée (11 heures de bus).

vendredi 11 juin 2010

Paksé et non Pacsés!

Vendredi 11- mercredi 16 juin
Arrivée au milieu de la nuit à Paksé, le conducteur nous lâche devant la porte d'un hôtel, une aubaine, nous avons pensé un moment que nous finirions la nuit sur un banc de la gare routière.
A Paksé, la plupart des voyageurs loue une moto pour faire la boucle du plateau des Bolovènes, nous optons,  pour de petites excursions vers les chutes d'eau.
Et derrière la chute!!!

Nous rencontrons une nouvelle famille francophone qui voyage depuis 19 mois avec Casita(leur camping car) ils ont prévus trois ans, nous passons une après midi ensemble bien sympa et admirons l'organisation de l'école. (http://sixenroute.com/)


Mardi 15: bus local pour Don Det, une des 4000 iles du Mékong, Le bus à lui seul est un voyage, nous trouverons une place entre cochons, sac de riz et Laotiens qui rient de nous voir en ces lieux.
Arrivee, nous embarquons sur une barque et rejoignons l'ile. Nous nous trouvons un bungalow avec hamac et Hugo un compagnon de jeu avec qui nous irons admirer les dauphins de l'Irrawady( espèce endémique et protégée).
Nous hâtons un peu la cadence pour pouvoir profiter du Cambodge.

dimanche 6 juin 2010

The Loop

Dimanche 06 - Jeudi10 juin
Premier jour à Thakhek, nous organisons le tour à moto. Une leçon s'impose pour Nath. Lundi arrivée impromptue de Yannick et Caroline, des potes de Luang Prabang, nous les convainquons de se joindre à nous. Nous partons finalement mardi à trois motos pour une boucle en 4 jours. (2 pour Caro et Yannick).
Mardi 8:Thakhek- Nokai 70 Kms, les pics karstiques n'ont pas à rougir devant ceux du Vietnam, la campagne est superbe. Pendant les 60 premiers kilometres, les routes sans nids de poules et nous sommes quasiment seuls à les emprunter puis l'etat des routes va se gater.
Mercredi: Nokai-Laksao 100Kms, la route goudronnée se termine, ici, jusqu'à la prochaine étape s'enchainent poussière, nids de poule et boue. Cette portion demande 5 heures et quelques belles gamelles pour Nath, rien de tel pour une bonne initiation tout terrain. Les paysages sont spectaculaires, d'abord des villages et des forêts sinistrés par les inondations fréquentes, ca sent le bois pourri dans toute la région, puis la jungle hostile, une impression sinistre se dégage des lieux.

Arrivée à Laksao tout boueux, après cette journée le reste de l'itinéraire sera d'une facilité enfantine.

Mercredi 9 Laksao- Konglor-Kuonkhai 140Kms facile, route impeccable. La grotte de Konglor vaut le détour si on aime les sensations fortes, 7 km au raz de l'eau dans la nuit presque totale, seul le guide a une lampe torche. Il est dit que au dessus de nous vit la plus grande araignée du monde. Heureusement, on ne voit rien!!!
Entree de la grotte.

Nicolas a 30 ans, anniversaire dans une gargote sur la route 8, soupe et bière pour festin.
Jeudi 10 Kuonkhai-Thakhek 150Kms facile, nous rentrons, les kilomètres filent. Nous arrivons pour l'heure du déjeuner, poisson grillé et salade de papaye sur le bord du Mékong.

mercredi 2 juin 2010

Vientiane


Mercredi 2, jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 juin

le voyage de Luang à Vientiane est fatiguant, le car bondé et pas du tout confortable alors qu'il est vendu comme VIP pour les 9 heures de trajet. Nous arrivons à 5 heures dans la capitale. Nous trouvons une bonne adresse, le centre de la ville est petit et on peu facilement en faire le tour. Vientiane, peut être comparé à une ville de province. Hugo a un coup de blues qui va durer tout le temps de notre séjour à Vientiane, les quelques jours avec Claire furent si «chouette» qu il lui est difficile de passer à autre chose. L'après midi est consacré aux repérages des lieux. Nous aurions pu faire l'impasse de Vientiane( car elle n'a que peu de charme) mais nous allons lui trouver quelques avantages: un restaurant tenu par un français avec sur sa carte un steak tartare pour 5 euros (une douce folie!), la médiathèque du centre culturel français, les soupes Pho (meilleur qu'au Vietnam) et un beau parc avec des statues de Bouddha où il est agréable de venir se mêler aux locaux.


mardi 1 juin 2010

Luang Prabang, ses moines, ses cascades et sa police

Mardi 1 juin

Lever à 4H50 ce jour, pour assister à la collecte moines de bon matin dans la ville de Luang Prabang. Des rangées de moines défilent dans les rues, les habitants distribuent à chacun dans leur obole de quoi les sustenter. On peut voir aussi de jeunes enfants pauvres alignés, à qui les moines distribuent par poignées ce qu'ils viennent de recevoir!

Nous louons des scoots pour l'après-midi.

Pas de bol, après avoir passer 1 heure à négocier un prix correct, on se retrouve 5 minutes plus tard à graisser la patte d'un poulet!
Effectivement, 5€ pour non port du casque, sens interdit suivi d'un délit de fuite, même si on a eu le sentiment de se faire escroquer, on fut tout de même soulagé de s'en tirer à si bon compte!

Pour la première fois et pour se faire plaisir aussi, nous sommes retournés une seconde fois aux cascades qui nous avait tant plu. C'est la première fois que nous retournons sur un site, mais les enfants sont si heureux que nous voyons cette journée comme un cadeau avant que chacun ne poursuivent sa route. Le soir le cœur serré, nous prenons le car pour Vientiane.

dimanche 30 mai 2010

Heureuse rencontre & billet pour le Myanmar

Dimanche 30 mai , lundi 31 mai
Alors que nous préparons de mauvaise grâce à changer d'hôtel, nous rencontrons la famille venue prendre possession de leur chambre, très vite nous faisons connaissance et nous nous joignons à eux (ainsi qu'à plusieurs français logeant à proximité!) pour former un petit groupe bien franchouillard d'une dizaine de personnes direction les chutes d'eau de Tad Kouang Si: Idyllique.




 Il s'agit d'une cascade menant de piscine naturelle en piscine naturelle. Eau claire sur fond bleu. On plonge, on se jette depuis des lianes tout ceci dans un décor paradisiaque. On en redemande. Hugo est heureux de cette rencontre, Claire a dix ans et fait comme lui le tour du monde. Ils partagent leurs expériences de grands baroudeurs, se retrouvent autour des jeux, des tours de magies. Les parents émus de cette amitié naissante sont ravis. Les enfants ne se quittent plus et comme une belle rencontre est souvent accompagnée d'une bonne étoile, nous avons pu rester dans l'hôtel avec la petite famille et les autres potes français.




 Le lendemain 31 mai, visite du temple Wat Xieng Thong, belle collection de Bouddha.


Sur le retour, alors que nous cherchons un endroit pour déjeuner, notre attention se porte sur un buffet dressé sous des barnums comme les gens s'y pressent, nous voyons là un gage de qualité. Nous nous attablons et attendons le menu. Les gens nous font des signes et nous invitent à aller nous servir. Bientôt, nous aurons, une explication, nous nous sommes inviter à un repas de funérailles mais pas de problème, nous sommes les bienvenus. A la fin du repas nous proposons de participer aux frais mais on décline cette offre, voilà comment nous avons manger pour pas un kips malgré nous!!

jeudi 27 mai 2010

Laos

Jeudi 27 vendredi 28 et samedi 29 mai
Le Nord du Laos est une région montagneuse, les collines verdoyantes se succèdent et les villages qui jalonnent les rivières semblent perdus dans la nature. C'est pour ainsi dire comme une barrière naturelle avec son voisin vietnamien. Les Laotiens avec leur attitude bienveillante, le calme et la sérénité qui les habite ainsi que leur mode de vie très simple font notre bonheur.
Les paysages nous ont séduit de suite. Il nous a paru évident que le mieux serait la voix navigable pour appréhender ce pays qui rayonne autour de ses cours d'eau. Seulement pour que ce moyen de locomotion soit avantageux, il vaut mieux être nombreux car la location d'un bateau se négocie entre 800 000 kips et 1 million (100 euros). Nous avons toujours réussi à trouver des voyageurs pour réduire les frais et le maximum payé fut 100 000 kips (un peu moins de 10 euros)par personne et demi tarif pour Hugo, cela reste plus cher que le bus mais cela vaut vraiment le coup.
Donc, nous voilà embarquer sur le bateau direction Muang Ngoi, 5 heures de bateau, les paysages sont superbes et nous nous laissons porté par l'accordéon d'Ursina qui voyage avec son instrument depuis quelques mois. L'arrivée à Muang Ngoi donne le ton, bungalow, hamac, pétanque (héritage français) et en prime Nutella pour Hugo.

Belles balades dans les rizières. On se croirait en vacances à la différence près que nous nous considérons comme des voyageurs. Cette nuance peu paraître pas claire mais elle existe et chaque jour en témoigne. Donc, il nous faut partir de ce petit coin de paradis et avancer. Samedi, départ pour Luang Prabang. Nous formons une nouvelle équipée pour louer un bateau à moindre frais avec un peu les même car c'est toujours mieux en musique. Arrivée à Luang Prabang en soirée après 8 heures de bateau. Nous cherchons un hôtel longtemps car ici les prix triples, nous arrivons à négocier pour 50 000 kips (5 euros) mais juste pour cette nuit car la chambre est réservée, le lendemain, par une famille française en tour du Monde.

mercredi 26 mai 2010

Quel accueil!

Le bus pour le Laos part à 5h30, nous nous sommes préparés à un voyage long et fatiguant, serré dans un mini bus prêt à exploser. Les commentaires des voyageurs vont généralement dans ce sens. Pour le mini bus l'info, c'est révélé correspondre à la réalité: vue de l'extérieur comme de l'intérieur, nous étions comparables à des sardines en boîtes mais pour le reste nous avons eu la bonne surprise de trouver la route meilleure que de Sapa à Dien Bien Phu avec ce petit détail prés, 1km avant le Laos, la route n'est plus praticable et il nous faudra marcher jusqu'au poste frontière. En marchant sur cette bande de terre poussiéreuse, tournée vers une autre contrée, nous avons pensé à l'exode et aux personnes qui traversent les frontières avec leurs fardeaux plein d'espérance. Nous n'en sommes pas là, mais le passage au Laos fut pour nous comparable à notre arrivée au Népal après l'Inde.....Nous baissons la garde même devant le douanier qui pointe son thermomètre telle une arme pour vérifier que nous n' avons pas la grippe H1N1. Après avoir acquitté les visas, des frais comme la prise de température 2$ et la rédaction des formulaires de passages 1$, nous pouvons passer. Les frais servent probablement à alimenter une caisse noire et les voyageurs refusant de payer se feront confisquer leurs passeports, ici le moyen de pression des douaniers ce fait dans les « règles » ils justifient cette taxe par un écriteau qui dit « faut payer »ce ne sera pas le cas plus loin mais nous en parlerons le moment venu.

On se demande comment le bus a pu arriver jusque là mais il nous attend pour encore 3 heures de route. Au passage du car, les familles sortent de leurs maisons pour voir et saluer les étrangers d'un grand sourire et d'un sabaiidi(bonjour). Nous arrivons à Muang Khua, ville juchée sur les rives de la Nam Ou qui nous faudra traverser pour atteindre le cœur de la bourgade.


Niko's Addendum: Ceci dit un bac étant sur la moitié de la rivière, il ne reste plus que 2 mètres à traverser. Pas besoin de démarrer le bac, une pirogue nous fera traverser (au prix touristes!) en se mettant en travers... L'idée de pas faire mon mouton et de traverser avec de l'eau jusqu'au torse me traverse l'esprit. Finalement, préférant éviter l'image de l'occidental pingre qui se rechigne à payer une somme dérisoire, j'accepte la traversée en donnant un prix moindre que annoncé (sous tendant que nous payons le prix "famille"), nous permet d'enjamber jusqu'à la rive la tête haute!

samedi 22 mai 2010

Ces derniers jours ont comme un goût amer!!

Samedi 22, dimanche 23, Lundi 24 et mardi 25 mai
Samedi, nous partons pour une balade dans les environs de Sapa, après avoir décliner les propositions des Hmongs qui veulent nous accompagner jusqu'à leur village. Une femme nous suit depuis quelques kilomètres, nous pensons dans un premier temps qu'elle retourne chez elle mais bientôt cela ne fera plus aucun doute, elle est décidée à nous guider. Sa présence discrète finie par nous séduire et nous accepterons ce guide. Les sentiers longent des rizières en terrasse et toute la palette de vert se décline devant nous. Six heures après, nous remercions notre guide de nous avoir aider à atteindre notre destination qui n'était en fait que son village.




Nous ne nous décidons pas à partir sans avoir eu une petite explication avec le chauffeur que nous sommes décidés à retrouver, c'est la maigre chance de remettre la main sur la caméra. Nous avons le numéro du bus et chaque conducteur est dévisagé. C'est ainsi que dimanche, nous allons tombé sur notre homme, il s'en suit une course poursuite dans la rue principale, il cherche à nous éviter pour ne pas dire fuir mais manque de chance(pour lui), la rue est pleine de badauds et la circulation difficile si bien que Nicolas pourra enfin lui faire couper le contact. Il sait ce que nous voulons, nous jouons la carte de l'intimidation et tentons toutes de sortes de ruses pour savoir ce qu'est devenu le sac car nous voulons dans un premier temps éviter l'intervention de la police mais devant la mauvaise foi manifeste du bonhomme, nous craquons surtout après que Nico ait découvert le couteau suisse dans son bus. La police arrive, il nie et de toute évidence la police ne fera rien pour nous aider. Nous le comprenons après des heures de pourparlers, les Hmongs nous ont été d'un précieux secours car ce sont elles qui parlent le mieux anglais et qui nous ont servi de traductrices.

Lundi 8 heures, départ pour Dien Bien Phu, le mini-bus est archi-complet et il faut partager son siège avec une autre personne ce qui rend le voyage long et éprouvant d'autant que la route est sur la moitié du chemin en voie d'être achevée. Nous arrivons en fin de journée à Dien Bien Phû et terminons donc le Vietnam comme les Français, il y a de ça plus de 50 ans en arrière, par la fameuse cuvette.

jeudi 20 mai 2010

Retour Hanoï, départ Sapa

Jeudi 20 et Vendredi 21 mai
Nous faisons une escale de quelques heures à Hanoï avant de prendre le train le soir même pour Sapa dans le Nord du Vietnam, plus connue pour être une région montagneuse où vivent des Hmongs et d'autres ethnies. Départ 20h30 arrivée 5 heures, la classe couchette dure est très bien et suffit pour ce trajet. Pour nous les trains couchettes restent la façon la plus agréable de faire défiler les kilomètres.
Après Tam Coc et l'accueil chaleureux de Loan, nous étions fort d'une nouvelle énergie. Nous voulions oublier nos impressions (après les joies hanoïennes) et repartir sur de nouvelles bases mais à Lao Cai, les rabatteurs attendent les touristes descendant par vagues des trains en provenance d'Hanoï. Les mini-bus partent ensuite une fois plein en direction de Sapa.
Nous redoutions le côté folklorique de cette destination mais pour nous c'était le passage obligé pour rejoindre le Laos. Nous trouvons qu'il y a un côté malsain à faire des ethnies une attraction touristique. Elle n'enrichit en principe que les locaux ne laissant aux minorités qu'une pauvre place sur le pavé pour vendre leur artisanat contre leurs sourires photogéniques et pour nous, il est bien difficile de résister à ces clichés.


Donc, nous montons dans le mini-bus et attendons qu'il veuille bien partir. 1 heure plus tard, nous ne sommes toujours pas partis, apparemment le conducteur attend d'autres voyageurs. Notre agacement monte, Nicolas à bout de patience, prend les clés restées sur le contact, ferme le véhicule et nous allons petit déjeuner, à notre retour nous apprenons notre changement de bus et que nos affaires sont dans le bus et qu'il part dans 5 minutes. Nous vérifions rapidement que les sacs soient dans le coffre. Une heure après nous sommes à Sapa et récupérons nos sacs moins un. Nicolas repars tout de suite à Lao Cai (30 kms) à la recherche du premier conducteur. Pendant ce temps, le propriétaire de l'hôtel où nous prenons une chambre, nous propose son aide, un ami dans la police va retrouver le chauffeur et lui demander des comptes. Nicolas reviendra bredouille et nos regards se tourneront maintenant vers le propriétaire même si nos espoirs de retrouver le sac sont minces.  

mardi 18 mai 2010

Les devoirs de l'école buissonnière

Mardi 18 et mercredi 19 mai
Nous sillonnons la région sous un soleil de plomb.
Les vélos mis à disposition des résidents sont de bonne factures et permettent de faire de longues balades.



quand il fait trop soif, nous nous régalons d'un délicieux jus de fruit frais ou d'un ananas découpé sous nos yeux, le plaisir est intense!!!

Hugo commence l'apprentissage des divisions et termine une évaluation de français. Le programme demande 6 heures de cours par jour pour l'apprentissage de toutes les matières. Dans notre cas, c'est beaucoup trop contraignant pour dire impossible donc l'enseignement suit le rythme de notre voyage. Nous bloquons généralement de 2 à 4 heures tous les jours mais lorsque nous faisons 10 heures de transport ou partons pour un trek la concentration est plutôt dure à obtenir alors à l'arrivée ainsi dès que l'endroit le permet nous ajoutons1 jour à cette étape pour le rattrapage.