jeudi 16 décembre 2010

la 7 ème nouvelle merveille du Monde

du 16 au 18 décembre

Nous partons pour le Machu Picchu. Nous avons trouvé une agence affrètant un bus pour la centrale hydraulique, point de départ du sentier qui va à Aguas Calientes, la ville où il faut passer la nuit pour pouvoir être les premiers sur le site. Le bus ne nous coûtera pas plus cher que les trois bus collectivos proposés (sur les forums), nous n'en sommes pas mécontents car il nous à quand même fallu 7 heures (sans changer de bus) pour rejoindre la centrale sur une route qui pourrait détrôner la route de la mort bolivienne de son funeste nom.
Avant d'arriver à Aguas, il faut compter deux bonnes heures de
marche sur le sentier qui longe la voie de chemin de fer et fait le tour du Machu Picchu.



Le chemin est connu et emprunté par bon nombre de voyageurs. Il n'est donc pas possible de se perdre mais les lampes frontales nous ont été indispensables car nous sommes arrivés de nuit et le passage des tunnels est à donner des frayeurs.
Aguas Calientes est traversée par la voie de chemin de fer et toute l'économie de la ville se situe autour, restaurants, hôtels... Nous trouvons une auberge pour 15 soles le moins cher depuis notre arrivée au Pérou alors que nous sommes dans la ville du Machu Picchu de quoi nous faire regretter de n'y passer qu'une nuit.
Vendredi 17 décembre
Levés à 4H00 du mat pour être les premiers sur le chemin qui va au Machu perché à 2045 mètres. Nous avons mis une heure pour gravir la côte ardue qui coupe la route en lacet de l'autocar à 10$ l'aller.

De nos efforts, nous serons récompensés car arrivés dans les premiers, nous avons empoché le droit d'aller sur le Huayna (jeune) Picchu (2720m) dont il n'est autorisé que 400 visites par jour alors que le machu (vieux) n'a pas de limitation. On nous dit que pendant la haute saison (juin-septembre), il n'est pas rare de jouer du coude à coude. Là encore nous avons eu beaucoup de chance car nous avons trouvé que nous n'étions pas aussi nombreux que ce que nous avions envisagé. 

 Et devant nous, bientôt, lorsque la masse de nuage ce sera levée une des plus belles merveilles du monde. 


On en reste bouche bée et plus encore lorsque après une autre heure de montée difficile, nous serons sur le sommet du Huayna Picchu pour admirer la vue spectaculaire sur le Machu Picchu.




 Nous rentrerons sur Cusco en empruntant le même chemin qu'à l'aller avec pour seul différence, le tronçon d'Aguas à la centrale hydraulique en train. Voici comment la visite du Machu Picchu a été possible pour 93 euros de transports pour nous trois c'est moins que les 113$/pers demandés!!!

mardi 14 décembre 2010

Cuzco la belle

Du mardi 14 au jeudi 16 décembre
Pour ne pas arriver de nuit à Cusco, nous avons préféré faire un arrêt à Puno. Cette ville ne nous a pas semblé d'un grand intérêt mais nous ne sommes restés qu'une soirée. Nous avons surtout apprécier l'auberge tenue par une femme très chaleureuse qui nous aurait presque donné envie de rester une nuit de plus. Nous aurions pu également parlé plus longtemps avec cette sympathique famille française en tour du monde depuis 4 mois, maintenant avec nos 11 mois on passe un peu pour des anciens et on a fait suivre les bons plans mais cela nous rappelle surtout que pour nous c'est bientôt la fin alors nous ne nous attachons pas pour finir la boucle et dès le lendemain, nous montons dans le car pour Cusco.

Arrivés à Cusco, nous allons être face à un nouveau problème pour choisir notre habitation : les auberges qui nous ont été conseillées ne veulent pas de nous et cela à trois reprises. On nous explique qu'une famille n'a rien à faire dans une auberge où les jeunes rentrent le soir à pas d'heure complétement "fous". Pour la première fois, on fait attention à la morale et non à l'économie, finalement nous allons être expédiés dans un établissement « bien sous tous rapports » où nous poserons nos sacs pour partir ensuite découvrir la ville.


Longtemps gouvernée par les rois Incas puis par les conquistadors, la ville conserve de jolis vestiges coloniaux ainsi nous avons admiré la plaza des armas, cœur de la ville historique, nous avons sillonnés les rues pavées du quartier San Blas, fréquentés les quartiers populaires autour du marché de San Pedro et comme souvent quand on est bien dans une ville, trouver très vite de bonnes adresses qui deviendrons nos incontournables. Nous organisons la suite, d'abord, la visite du Machu Picchu sans payer les 100$ du billet de train puis un trek vivement recommandé par des adeptes expérimentés. Pour éviter de prendre le train, les sites de voyageurs sont assez bons et fournissent toutes les infos. Pour le trek, nos copains nous ont laissé le numéro d'un homme qui se charge de nous mettre en relation avec le guide. Nous déjeunons avec lui, sans nous décourager, il se montre assez surpris car ce n'est plus trop la saison et nous risquons d'être confrontés à des conditions météorologiques difficiles (pluies, neiges, tempête).
- « Là-haut, il n'y a rien et il faudra dormir sous tente! »
- « Même pas peur! »  (c'est qu'on prend du poil de la bête!)
Et nous nous inscrivons pour un départ le 19 pour être de retour le 24 décembre (va pour 5 jours!!).
Le reste de l'après-midi consiste à trouver l'équipement (tente, duvets, panchos bonnets, gants) de façon à être prêt dès notre retour du Machu Picchu.

mardi 7 décembre 2010

Des noms qui font rêver!

du mardi 7 au lundi 13 décembre.
Nous reprenons le bus pour La Paz, crottés mais heureux. En prime, il nous reste des barres chocolatées et des fruits secs pour les trois heures de bus retour (voyez comme nous devenons prévoyants!). Nous arrivons dans notre auberge favorite où notre dortoir est encore libre pour nous. Douche chaude, vêtements propres, pour nous attabler ensuite dans notre cantine préférée et savourer un repas chaud. Ce qu'il y a de bien dans un trek, c'est que l'on est toujours heureux de rentrer. Nous profitons encore quelques jours de La Paz avant de monter dans le bus pour Copacabana.
Vendredi 10 décembre: direction Copacabana, le lac Titicaca et l'Isla del Sol, des noms dont l'évocation parle à notre imaginaire. Pour cette dernière étape bolivienne, nous avons un car dont les Argentins se sont débarrassés et que l'on remplit plus qu'à ras-bord. Nous faisons quand à nous attention à n'avoir personne assis sur nos genoux au moindre virage. Le paysage est si beau que les 3 heures de bus défilent jusqu'au moment où nous voyons tous les passagers désertés le bus. Encore à notre rêverie, nous nous enfonçons dans notre fauteuil et comprenons pourquoi les gens ont choisi d'embarquer sur la navette... Ils ne veulent tout simplement pas tenter le diable en faisant la traversée sur un bac pour le moins vétuste.
Nous arrivons à Copacabana, il fait nuit et froid mais l'impression est bonne bien que se soit une bourgade très touristique. Dès le lendemain matin, nous embarquons pour l'Isla del Sol dans un bateau plein de touristes. Arrivés sur l'île, nous sommes assaillis par les propositions d'hôtel. Le touriste est ici la seule source de revenus pour les habitants alors on nous propose diverses choses: de poser avec un lama (2 bols), des bijoux, des bonnets, jusqu'à l'eau chaude pour le thermos (5 bols).
C'est un peu comme partout mais ici la pauvreté se ressent peut-être un peu plus que dans les autres villes touristique car les hôtels poussent comme des petits pains et la concurrence devient de plus en plus dure, ainsi personne n'arrive à gagner convenablement sa vie grâce à son commerce. Nous avons suivi le premier enfant venu à notre rencontre, il nous emmène dans l'hôtel de son père au dessus du port (vue superbe). Nous posons nos sacs et partons visiter l'île dont il est possible de faire le tour dans la journée.
 Au détour d'un chemin, une mariée et sa porteuse de paquets!

Nous profiterons, également, d'un bon lit et d'une belle vue pour se refaire une santé (quelques maux de ventre font leurs apparitions) avant de traverser la frontière.
Alors en bref, nous avons adoré la Bolivie. Les paysages du Sud Lipez au salar d'Uyuni (nos plus beaux du monde), les gens dont leur courage n'a d'égale que leur gentillesse. La cuisine avec une préférence pour la truite, les salades de fruits, les glaces etc.. Les rencontres (le meilleur du voyage). Revoir un copain d'enfance à l'autre bout du monde (le top).
Donc, nous ne sommes pas partis que l'on a déjà envie de revenir mais on continue notre bout 2 chemin et lundi 13 décembre nous retournons sur Copacabana pour prendre un bus pour Puno (Pérou) et comme pour chasser cette humeur nostalgique, on aura rarement eu un passage de frontière aussi simple et un hôtel répondant à nos exigences aussi facile à trouver pour cette ville étape avant Cusco.

samedi 4 décembre 2010

Des hauts et des bas... (De 5000m à 1700m)

Du samedi 4 au mardi 7 décembre.
Levés à 6 heures, sacs prêts, 3 jours de bouffe (dont une bonne quantité de barres chocolatées) équipements, trousse premier secours etc. En bref, nous sommes parés pour la Cumbre 4600 mètres et cette fois-ci nous serons sur le point de départ du trek de El Choro avant 9 heures (Nicolas est déterminé).
Arrivés à la Cumbre, nous nous enregistrons auprès du garde-chasse. Le temps est à la pluie, il fait froid et d'épais nuages nous empêche de voir bien loin. Hugo manque d'entrain mais il est trop tôt pour la barre chocolatée (Nicolas gère les réserves avec une main de fer).
Nous avançons avec un vent de face qui se transformera en neige (Nicolas encourage ses troupes) puis le temps se calme, arrivés en haut du col (5000 m) nous voyons la masse de nuages se déporter vers l'Est et le soleil se pointe.
Comme une bonne nouvelle est souvent accompagnée, c'est l'heure de la pause, nous sortons le thermos et les barres.
Le sentier est bien balisé et ne présente aucune difficultés même sans boussole impossible de se perdre. Nous traversons les pâturages des alpagas et des moutons, nous enjambons des ruisseaux et les montagnes, autour de nous, rappellent que nous sommes dans les Andes. Après 4 heures de marche, nous nous posons pour déjeuner mais vite une masse de nuages noirs se déplacent au dessus de nous et laisse peu d'espoir sur la suite de la journée. Alors que l'étape du soir se trouve à 2 heures de marche, un orage s'abat sur nous, rien de mieux à faire que de chercher un abris.
Le temps plus clément laisse envisager un temps une fin d'étape agréable, à 16H10 nous passons le troisième poste de contrôle, quand survient devant nous une masse de nuages menaçante...
 ...puis ça pète, des éclairs et la pluie.

La difficulté sur les heures de marche restantes sous la pluie diluvienne est de ne pas glisser sur les pavés du chemin pré-hispanique. Nous arriverons après plus de 2h30 de marche détrempés. Nous montons notre tente sous les abris dédiés à cet usage (Ici il pleut souvent, il fallait le savoir!).
Couchés tout mouillés, réveillés tout pareil!!!
Dimanche 5. Le plus dur au réveil est de devoir enfiler ses vêtements froids et mouillés avant de mettre un pied hors de la tente mais en signe de consolation, il y a du soleil. 
Notre petit déjeuner avalé, nous reprenons la route pour une journée dite « plus difficile ». La difficulté est de ne pas se laisser disperser par toutes les tentations du chemin (fraises des bois, orchidées, papillons, cascades...)



et de garder le rythme avant que la pluie survienne (désormais, nous sommes devenus méfiants!). Nous descendons à pic sur un chemin pavé et étroit dans la jungle puis remontons à pic vers les sommets.
C'est ce que l'on peut appeler une journée « montagne russe ou plutôt montagne andine ».
 Nous arrivons à l'étape du jour après 6 heures de marche sans avoir reçu une goutte de pluie néanmoins on continue à faire sécher nos vêtements.
Lundi 6 dernière étape, la plus incroyable, on s'enfonce dans la jungle, traversons des cascades et lorsque nous sommes sur les hauteurs nous pouvons admirer le panorama spectaculaire.

Cette étape va être aussi une course contre la montre car les randonneurs que nous avons rencontrés nous attendent jusqu'à 15h30 pour partager un taxi qui nous conduira à la ville. Nous arriverons à l'heure en courant sur presque toute la descente finale!
50 kilomètres plus loin, nous prenons quartier dans un hôtel de Coroico (1700 mètres) avec vue et piscine mais devinez...
IL PLEUT !!!

lundi 29 novembre 2010

La Paz

Du lundi 29 novembre au vendredi 10 décembre.
Encore moins 2 minutes et nous rations le bus pour La Paz mais pour une fois c'est le car qui a du retard alors plus question de reporter notre départ même avec toute notre bonne volonté. Le bus démarre et nous laisse à peine le temps d'esquisser un salut à nos deux amis. Après un voyage de 7 heures sur une route asphaltée où nous pouvons profiter du bonheur simple de voir défiler les paysages en lisant un bouquin sans avoir mal au cœur.
Sur la route...
Nous arrivons à la Paz par les hauts-plateaux, la vision de la capitale n'en est que plus spectaculaire car le centre de la ville est dans le creux de la vallée et s'étend sur tous les contre-forts des collines autour. Nous sommes également saisie par l'ampleur de cette ville, le monde, le bruit, les embouteillages et la pollution qui fait tousser plus ici qu'ailleurs, serait-ce parce que nous sommes dans la capitale la plus haute du monde?
Agent de la circulation
Nous sortons du terminal de bus bien décidés à trouver un hostal, une auberge,une habitation (au choix) au plus vite mais cette tâche ardue nous prendra beaucoup plus de temps que ce nous envisagions et nous permettra, enfin de compte, de visiter la ville avec notre maison sur le dos. Plus tard nous trouverons un dortoir dans une auberge qui nous sera vendue grâce à son petit déjeuner (pancakes à volonté) et à son apéritif (une bière gratuite tous les soirs) ne dit-on pas « il en faut peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire » d'autre part comme Hugo fait figure de mascotte et nous donne droit à un régime de faveur, on ne nous imposera personne dans notre dortoir de 8 lits. Alors nous allons rester pas mal de temps à La Paz avant de nous décider à faire un trek, d'abord parce que nous y sommes bien. Nous allons trouver notre cantine du midi au rapport qualité-prix imbattables, le petit bar au coin de la rue, notre épicerie pour les spaghettis et le concentré de tomates, le boulanger.... Bref, ce qu'il y a d'agréable lorsqu'on voyage depuis longtemps et que l'on bouge tous les quatre jours, c'est de se poser dans un endroit, de se faire connaître, reconnaître et ainsi de se familiariser aux lieux. Conclusion: rien de mieux qu'une petite banalité échangée quotidiennement très loin de chez soi pour avoir l'impression d' être au troquet du coin à siroter son expresso!!
Et puis comme il faut profiter de ces montagnes uniques, nous nous organisons un trek sans guide et allons louer l'équipement nécessaire (duvets, tente et carte).

jeudi 25 novembre 2010

Cochabamba et ses Cochabambinos ou comment nous avons été reçu comme des personnalités very importantes.

Du jeudi 25 au lundi 29 novembre.
Pour cause de billets achetés, au dernier moment, nous prendrons les trois dernières places au fond d'un bus pourri pour rejoindre notre destination après 12 heures de bus sur des chemins de terres... Heureusement l'accueil est de taille. Nous retrouvons Théo, un ami d'enfance, et sa femme Véronica, tous deux en grande forme qui viennent de s'expatrier ici tout juste deux mois auparavant.
 Ils nous font gouter à la trépidante vie Cochabambienne. Voici en vrac, les différents évènements qui nous ont marqués, et qui, en nous sortant de notre train-train de voyageurs, nous ont presque fait oublié que nous n'avions plus de maisons:
- Le Globos et ses glaces...





- Les vues panoramiques de la ville depuis les immeubles en construction
Ceux qui donne les ordres...
...et ceux qui bossent!
- Wilstermann, l'équipe phare de Cochabamba perd son match et est relégué en D2.

- La rencontre avec le petit monde des expats, dont Dania et Alex (& leurs filles)!

- Cocha et sa cuisine, ici on mange bien voire trop... 5 repas par jour... Et on ne refuse pas!

- Un restaurant avec buffet à volonté et piscine.



- Une garden-party avec les notables de Cochabamba.
- Dégustation de Choufflay (A base de Singani, alcool récompensés par des viticulteurs français)!!!


- Harry Potter VII qui donne mal à la tête.

- Aïe Aïe Aïe, dur de partir après cette si bonne étape!

Bon, vous l'avez compris, si on devait s'expatrier en Bolivie, nous choisirions certainement Cochabamba.