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samedi 8 janvier 2011

Chachapoyas et la cité des nuages

Du 08 au 12 janvier
Dans la soirée plein de toutes ces merveilles, nous montons dans le car pour aller à Chachapoyas pour continuer notre exploration, il y a encore beaucoup à voir et surtout ce qu'on appelle ici le Machu Picchu du Nord.
Pour ce dernier trek, pas moyen de faire l'impasse d'un guide pour aller explorer la jungle à la recherche des cités perdues mais nous n'allons pas le regretter, Hernando aime son métier, sa région et passer trois jours avec lui fût très agréable.
1er jour lever à 6 heures pour aller voir les sarcophages de Karajia. Niché dans une falaise, ces sarcophages de 2m50 de haut nous font penser aux Moaï de l'île de Pâques. Ce sont probablement des chefs ou des hauts dignitaires mais le mystère plane encore sur ce site.
 Nous traversons ensuite la belle vallée de Huaylla Belem pour débuter la marche sur un sentier pavée jusqu'au village de Congon.
Nous arriverons comme à notre habitude tous crottés et tous mouillés.
2 ème jour, nous nous préparons pour 5 heures de cheval dans la jungle.

On s'imagine à la tête d'une grande expédition, il ne manque plus que la machette pour se frayer un chemin dans cette végétation dense. Les chevaux avancent sur un terrain plus que boueux et montent des pentes vertigineuses, pour nous pas d'autres solution que de leur faire confiance car le chemin est difficilement praticable à pied sauf pour les arieros qui chaussés de leurs bottes avancent dans cette mélasse avec une dextérité qui nous laisse pantois.

 Nous aurons encore deux heures et demi de marche avant de rejoindre Choctamal pour y passer la nuit et pour cette journée pas une goutte de pluie.
3ème jour, nous découvrons la forteresse de Kuélap. Construite à partir de l'an 1000 par la civilisation Chachapoyas (homme des nuages) ce beau site est moins impressionnant que celui du Machu Picchu mais il a l'avantage d'être très peu visité 15 000 visiteurs par an alors que le Machu en compte jusqu'à 3000 par jour. D'autre part, il apporte un éclairage sur une civilisation encore mystérieuse. Nous continuons notre voyage dans le temps en admirant le travail de ses bâtisseurs qui ont érigé une forteresse de plus de 600 mètres avec un mur d'enceinte qui s'ajuste parfaitement avec la forme du relief.

 La reconstitution d'une maison circulaire donne une idée de l'apparence des quartiers-bas. La vue superbe.
Retour en fin de journée à Chachapoyas et diner avec un couple de français (encore des tours-mondiste) et deux péruviennes rencontrées sur le site.

vendredi 7 janvier 2011

Arrêt imposé à Chiclayo

Nous aurions pu nous passer de cette nuit à Chiclayo mais sans cet arrêt nous rations le magnifique musée des tombes de Sipan (Si=lune+ Pan=maison) maison de la lune nom d'une ancienne cité Mochica.

Les Mochicas occupaient toute la côte nord du Pérou avant d'être envahit par les Incas et comme les Chimus, ils vénéraient la lune alors que les Incas vouaient un culte au soleil. Pour ces dernières étapes péruvienne, nous découvrons les trésors des civilisations précolombiennes et le musée va nous révéler une collection de bijoux et de céramiques retrouvée intact dans le tombeau du seigneur de Sipan grâce à l'arrestation en 1987 de pilleurs de tombes en possession d'une cacahuète en or appartenant à un collier. Les archéologues alertés vont mettre à jour les trésors d'une civilisation qui a rayonné il y a plus de deux mille ans.

Pour info, certains objets provenant du musée sont en exposition temporaire à la Pinacothèque.

vendredi 31 décembre 2010

Plage, Chan Chan et surf.

Du 31 décembre au 5 janvier
Nous arrivons dans la petite station de Huanchaco sur le coup des 21 heures autant dire pile à l'heure pour le diner du réveillon seulement l'accueil est plutôt discret car la ville est totalement éclairée à la bougie non pas par tradition mais par une coupure générale qui va durer quelques heures. Nous dinerons aux chandelles d'un sandwich et nous installerons dans un hôtel sans pour une fois faire le tour de la ville 10 fois (il faut dire que 26 heures de voyage, fatigue un peu). Enfin, vers minuit la lumière fût et la petite ville tranquille dans laquelle nous étions arrivée va littéralement se transformer. La bière va couler à flots à tous les coins de rues et la plage va être envahi d'une foule impressionnante, les tentes vont pousser comme des champignons pour 3 jours de fête puis le week-end passé la petite station retrouvera son calme. Comme on nous l'a indiqué en arrivant « Ici on sait faire la fête! ». 
Autant vous dire que l'on a profité de ces quelques jours à la plage pour 
1- Buller. 2- Pour nous instruire sur la civilisation Chimu en visitant la forteresse de leur capitale Chan Chan. Située à une vingtaine de kilomètres de Huanchaco, cette forteresse est complètement construite en adobe. L'adobe est un mélange de terre argileuse mélangé à de la paille puis séché au soleil. 
A partir du sud de l'Argentine, nous avons vu beaucoup de maisons construite en brique d'adobe.
Chan Chan est un site archéologique important d' Amérique du Sud car la cité devait couvrir 25 kilomètres carrés. Chaque souverain construisait un quartier différents et une plate-forme funéraire où les archéologues ont retrouvé de véritable trésor (or, poterie, étoffe) nous verrons quelques un de ces trésors dans un superbe musée sur une autre civilisation précolombienne, les Mochica qui avaient des rites funéraires similaires. Et pour finir ce petit séjour à la mer Nicolas et Hugo s'offriront une initiation au surf.

lundi 27 décembre 2010

Arequipa

Du 26 au 30 décembre
On aurait pu ici dépasser notre record avec l'ascension du El Misti (5822m) ou du Chachani (6075m). Nous aurions pu également faire le trek du canyon de Colca et bien pour cette étape, croyez le si vous voulez, on a décidé de ne rien faire sinon visiter la ville blanche surnommée ainsi parce que beaucoup de bâtiments coloniaux sont bâtis en sillar, une roche volcanique qui scintille au soleil. Nous avons tranquillement admiré les volcans depuis la terrasse de notre hôtel et profité de la réputation de bons vivants des Aréquipeños. Voici tout ce que l'on peut vous dire de cette ville et même pas une photo à vous montrer!
Au bout de 4 jours, notre désir de coquillages et crustacés toujours aussi présent. Nous sommes montés dans un bus avec inclination du dossier à 180 ° (le top) jusqu'à Lima puis changé de bus pour un deuxième beaucoup moins confortable en direction de Trujillo et tout cela pour un total de 26 heures de voyage.

jeudi 23 décembre 2010

Feliz Navidad!

Du 23 au 26 décembre


A Cusco, ce ne sont pas les vitrines des grands magasins qui font l'attraction. Ici la foule se presse pour admirer la crèche de Noël grandeur nature, protégée par la police. Après le calme de Tinqui, nous trouvons donc la ville en pleine effervescence de veille de fête. Nous avions d'abord imaginé de passer Noël sur une plage abandonnée avec coquillages et crustacés, le soleil pour invité d'honneur mais finalement Cuzco a suffisamment de charme pour que nous remettions notre désir de plage au jour de L'an. Nous trouverons une bonne adresse à la porté de notre bourse, le seul problème est que le chien a volé la dinde, la bûche a fini dans la cheminée et le Pommard est bouchonné mais comme nous avons quand même fait la queue pour avoir une table, nous nous régalerons d'une soupe au potiron et d'un poulet sauce champignon arrosé d'un pisco sour (boisson local). 25 décembre, on ne pouvait pas faire plus plaisir à Hugo avec ce pot de Nutella 
et pour fêter la Navidad, on refait la queue pour avoir une table Chez Jack's pour apprendre cette fois qu'on a volé le champagne. Nous trinquerons donc avec un délicieux milk-shake.

samedi 18 décembre 2010

L'Ausangate

Du vendredi 18 au 23 décembre

Nous surveillons la météo, un peu alarmés par les pluies incessantes depuis notre retour du Machu Picchu. Nous sommes prêts à annuler le trek avec pour argument que si c'est comme cela à 3326 mètres cela doit être l'enfer à 6000m, mais notre envie sera plus forte que notre crainte et le 19 décembre nous partons pour le trek de l'Ausangate.
Visible par beau temps depuis Cuzco, l'Ausangate (6 372 mètres) culmine la cordillière Vilcanatoa au milieu d'un paysage spectaculaire de lacs, de glaciers, d'alpages et de villages perdus dans la montagne. Herman, notre arriero (muletier) nous attend à Tinqui point de départ du trek. Nous dormons chez lui ou plutôt dans l'étable. Nous partirons le lendemain matin avec Valério (son aide) et trois chevaux pour porter les sacs, les vivres et la bouteille de gaz. Cette fois nous allons apprécier de n'avoir qu'un petit sac sur le dos.

On campe dans l'étable
les enfants d' Herman
Lundi 20 : Tinqui 3800 mètres-Upis 4350m. Nous attendons que la pluie cesse pour partir. Après 4 heures de marche dans l'Altiplano. Hernan, nous convainc de nous arrêter dans un refuge avant que la pluie ne refasse son apparition.
 La première partie est superbe: pâturages, collines verdoyantes... 


Nous allons même arriver au moment où un alpaga va mettre au monde son petit. Comme la journée a été un peu courte nous poursuivons l'après-midi par une balade jusqu'au pied du lac de l'Ausangate. 

Nous montons la tente sous un abri. Au petit matin, nous sommes heureux d'avoir été épargnés par les trombes de pluies tombées pendant la nuit. Ce qui nous poussera par la suite à modifier les prochaines étapes.

Mardi 21, notre guide nous propose de tenter le tour en 4 jours plutôt que 5 afin d'avoir un abri pour chaque nuit. Hugo monte sur le cheval quand à nous, nous suivons la cadence sous la neige.



 Nous arriverons en pente douce au premier col (4750m), mais les nuages et la neige nous empêcherons de voir bien loin.

Nous poursuivons vers un lac turquoise, notre marche est ponctuée par les craquements du glacier de l'Ausangate. Enfin, nous atteignons les 5000 mètres, Hugo n'est pas mécontent d'être sur son cheval, quand à nous nous attendons la pause.



 La pause attendue ne viendra pas et après quatre heures de marche la nouvelle tombe, soit on campe dans la vallée soit on poursuit jusqu'à l'abri avec un col à 5100 à franchir. Nous choisissons la deuxième proposition. Donc nous descendons dans la vallée avant "d' apprécier" cette dernière ascension. Les 600 mètres de dénivelé vont nous mettre sur les rotules mais les paysages magnifiques font presque passer la difficulté.




Nous passons le col devant nous s'élève majestueux Ausangate.

La philosophie du jour est: "Quand tu es au bout du rouleau et que ton corps te fait mal et qu'en plus il n'y a pas eu de pause barre chocolatée dis-toi que tu es sur le point de dépasser tes limites: 2 cols dans la même journée. Laisse ta tête prendre le contrôle, elle te dira les mots doux de champion: 7h30 de marche sous la pluie, la neige sans ronchonner. Elle te murmura que tu es tenace: 23kms. Enfin, elle te  dira que tu fais quelque chose d'exceptionnel ainsi tu seras encore plus motivé pour la journée du lendemain!!"


Mercredi 22,  Il a fallu une bonne dose de motivation à Nicolas pour se lever, car à la suite d'un empoisonnement, il est au plus mal pour cette nouvelle journée. Dans l'impossibilité de mettre un pied devant l'autre, il devra accepter de monter sur le cheval au grand dam d'Hugo qui s'est attaché à son canasson.


Heureusement nous commençons l'étape sous un ciel clément mais cela va se gâter lorsque nous atteindrons le col à 5000m, la neige d'abord puis la fatigue. Pour se motiver, on pense au restaurant que l'on va se faire pour noël, on imagine les mets les plus exquis, autour de nous des paysages incroyables pour nous récompenser de nos efforts.



 Nous arriverons 7 h30 plus tard à Pachanta pour la fin d'étape. Nous montons la tente dans l'abri  et repos pour tous.


Jeudi 23, Alléluia, Nicolas va mieux pour la dernière étape. Nous sommes si contents d'avoir fini la boucle que nous allons bon train. Hugo a retrouvé son cheval alors en trois heures nous sommes rendus à Tinqui où nous attendons le bus pour Cuzco. Ce trek fut sans doute le plus difficile de tous mais aussi un des plus beaux et si on devait revenir au Pérou, nous choisirions la saison sèche pour  refaire ce tour à un rythme moins effréné et avec en prime des pauses barres chocolatées!!

jeudi 16 décembre 2010

la 7 ème nouvelle merveille du Monde

du 16 au 18 décembre

Nous partons pour le Machu Picchu. Nous avons trouvé une agence affrètant un bus pour la centrale hydraulique, point de départ du sentier qui va à Aguas Calientes, la ville où il faut passer la nuit pour pouvoir être les premiers sur le site. Le bus ne nous coûtera pas plus cher que les trois bus collectivos proposés (sur les forums), nous n'en sommes pas mécontents car il nous à quand même fallu 7 heures (sans changer de bus) pour rejoindre la centrale sur une route qui pourrait détrôner la route de la mort bolivienne de son funeste nom.
Avant d'arriver à Aguas, il faut compter deux bonnes heures de
marche sur le sentier qui longe la voie de chemin de fer et fait le tour du Machu Picchu.



Le chemin est connu et emprunté par bon nombre de voyageurs. Il n'est donc pas possible de se perdre mais les lampes frontales nous ont été indispensables car nous sommes arrivés de nuit et le passage des tunnels est à donner des frayeurs.
Aguas Calientes est traversée par la voie de chemin de fer et toute l'économie de la ville se situe autour, restaurants, hôtels... Nous trouvons une auberge pour 15 soles le moins cher depuis notre arrivée au Pérou alors que nous sommes dans la ville du Machu Picchu de quoi nous faire regretter de n'y passer qu'une nuit.
Vendredi 17 décembre
Levés à 4H00 du mat pour être les premiers sur le chemin qui va au Machu perché à 2045 mètres. Nous avons mis une heure pour gravir la côte ardue qui coupe la route en lacet de l'autocar à 10$ l'aller.

De nos efforts, nous serons récompensés car arrivés dans les premiers, nous avons empoché le droit d'aller sur le Huayna (jeune) Picchu (2720m) dont il n'est autorisé que 400 visites par jour alors que le machu (vieux) n'a pas de limitation. On nous dit que pendant la haute saison (juin-septembre), il n'est pas rare de jouer du coude à coude. Là encore nous avons eu beaucoup de chance car nous avons trouvé que nous n'étions pas aussi nombreux que ce que nous avions envisagé. 

 Et devant nous, bientôt, lorsque la masse de nuage ce sera levée une des plus belles merveilles du monde. 


On en reste bouche bée et plus encore lorsque après une autre heure de montée difficile, nous serons sur le sommet du Huayna Picchu pour admirer la vue spectaculaire sur le Machu Picchu.




 Nous rentrerons sur Cusco en empruntant le même chemin qu'à l'aller avec pour seul différence, le tronçon d'Aguas à la centrale hydraulique en train. Voici comment la visite du Machu Picchu a été possible pour 93 euros de transports pour nous trois c'est moins que les 113$/pers demandés!!!