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mardi 7 décembre 2010

Des noms qui font rêver!

du mardi 7 au lundi 13 décembre.
Nous reprenons le bus pour La Paz, crottés mais heureux. En prime, il nous reste des barres chocolatées et des fruits secs pour les trois heures de bus retour (voyez comme nous devenons prévoyants!). Nous arrivons dans notre auberge favorite où notre dortoir est encore libre pour nous. Douche chaude, vêtements propres, pour nous attabler ensuite dans notre cantine préférée et savourer un repas chaud. Ce qu'il y a de bien dans un trek, c'est que l'on est toujours heureux de rentrer. Nous profitons encore quelques jours de La Paz avant de monter dans le bus pour Copacabana.
Vendredi 10 décembre: direction Copacabana, le lac Titicaca et l'Isla del Sol, des noms dont l'évocation parle à notre imaginaire. Pour cette dernière étape bolivienne, nous avons un car dont les Argentins se sont débarrassés et que l'on remplit plus qu'à ras-bord. Nous faisons quand à nous attention à n'avoir personne assis sur nos genoux au moindre virage. Le paysage est si beau que les 3 heures de bus défilent jusqu'au moment où nous voyons tous les passagers désertés le bus. Encore à notre rêverie, nous nous enfonçons dans notre fauteuil et comprenons pourquoi les gens ont choisi d'embarquer sur la navette... Ils ne veulent tout simplement pas tenter le diable en faisant la traversée sur un bac pour le moins vétuste.
Nous arrivons à Copacabana, il fait nuit et froid mais l'impression est bonne bien que se soit une bourgade très touristique. Dès le lendemain matin, nous embarquons pour l'Isla del Sol dans un bateau plein de touristes. Arrivés sur l'île, nous sommes assaillis par les propositions d'hôtel. Le touriste est ici la seule source de revenus pour les habitants alors on nous propose diverses choses: de poser avec un lama (2 bols), des bijoux, des bonnets, jusqu'à l'eau chaude pour le thermos (5 bols).
C'est un peu comme partout mais ici la pauvreté se ressent peut-être un peu plus que dans les autres villes touristique car les hôtels poussent comme des petits pains et la concurrence devient de plus en plus dure, ainsi personne n'arrive à gagner convenablement sa vie grâce à son commerce. Nous avons suivi le premier enfant venu à notre rencontre, il nous emmène dans l'hôtel de son père au dessus du port (vue superbe). Nous posons nos sacs et partons visiter l'île dont il est possible de faire le tour dans la journée.
 Au détour d'un chemin, une mariée et sa porteuse de paquets!

Nous profiterons, également, d'un bon lit et d'une belle vue pour se refaire une santé (quelques maux de ventre font leurs apparitions) avant de traverser la frontière.
Alors en bref, nous avons adoré la Bolivie. Les paysages du Sud Lipez au salar d'Uyuni (nos plus beaux du monde), les gens dont leur courage n'a d'égale que leur gentillesse. La cuisine avec une préférence pour la truite, les salades de fruits, les glaces etc.. Les rencontres (le meilleur du voyage). Revoir un copain d'enfance à l'autre bout du monde (le top).
Donc, nous ne sommes pas partis que l'on a déjà envie de revenir mais on continue notre bout 2 chemin et lundi 13 décembre nous retournons sur Copacabana pour prendre un bus pour Puno (Pérou) et comme pour chasser cette humeur nostalgique, on aura rarement eu un passage de frontière aussi simple et un hôtel répondant à nos exigences aussi facile à trouver pour cette ville étape avant Cusco.

samedi 4 décembre 2010

Des hauts et des bas... (De 5000m à 1700m)

Du samedi 4 au mardi 7 décembre.
Levés à 6 heures, sacs prêts, 3 jours de bouffe (dont une bonne quantité de barres chocolatées) équipements, trousse premier secours etc. En bref, nous sommes parés pour la Cumbre 4600 mètres et cette fois-ci nous serons sur le point de départ du trek de El Choro avant 9 heures (Nicolas est déterminé).
Arrivés à la Cumbre, nous nous enregistrons auprès du garde-chasse. Le temps est à la pluie, il fait froid et d'épais nuages nous empêche de voir bien loin. Hugo manque d'entrain mais il est trop tôt pour la barre chocolatée (Nicolas gère les réserves avec une main de fer).
Nous avançons avec un vent de face qui se transformera en neige (Nicolas encourage ses troupes) puis le temps se calme, arrivés en haut du col (5000 m) nous voyons la masse de nuages se déporter vers l'Est et le soleil se pointe.
Comme une bonne nouvelle est souvent accompagnée, c'est l'heure de la pause, nous sortons le thermos et les barres.
Le sentier est bien balisé et ne présente aucune difficultés même sans boussole impossible de se perdre. Nous traversons les pâturages des alpagas et des moutons, nous enjambons des ruisseaux et les montagnes, autour de nous, rappellent que nous sommes dans les Andes. Après 4 heures de marche, nous nous posons pour déjeuner mais vite une masse de nuages noirs se déplacent au dessus de nous et laisse peu d'espoir sur la suite de la journée. Alors que l'étape du soir se trouve à 2 heures de marche, un orage s'abat sur nous, rien de mieux à faire que de chercher un abris.
Le temps plus clément laisse envisager un temps une fin d'étape agréable, à 16H10 nous passons le troisième poste de contrôle, quand survient devant nous une masse de nuages menaçante...
 ...puis ça pète, des éclairs et la pluie.

La difficulté sur les heures de marche restantes sous la pluie diluvienne est de ne pas glisser sur les pavés du chemin pré-hispanique. Nous arriverons après plus de 2h30 de marche détrempés. Nous montons notre tente sous les abris dédiés à cet usage (Ici il pleut souvent, il fallait le savoir!).
Couchés tout mouillés, réveillés tout pareil!!!
Dimanche 5. Le plus dur au réveil est de devoir enfiler ses vêtements froids et mouillés avant de mettre un pied hors de la tente mais en signe de consolation, il y a du soleil. 
Notre petit déjeuner avalé, nous reprenons la route pour une journée dite « plus difficile ». La difficulté est de ne pas se laisser disperser par toutes les tentations du chemin (fraises des bois, orchidées, papillons, cascades...)



et de garder le rythme avant que la pluie survienne (désormais, nous sommes devenus méfiants!). Nous descendons à pic sur un chemin pavé et étroit dans la jungle puis remontons à pic vers les sommets.
C'est ce que l'on peut appeler une journée « montagne russe ou plutôt montagne andine ».
 Nous arrivons à l'étape du jour après 6 heures de marche sans avoir reçu une goutte de pluie néanmoins on continue à faire sécher nos vêtements.
Lundi 6 dernière étape, la plus incroyable, on s'enfonce dans la jungle, traversons des cascades et lorsque nous sommes sur les hauteurs nous pouvons admirer le panorama spectaculaire.

Cette étape va être aussi une course contre la montre car les randonneurs que nous avons rencontrés nous attendent jusqu'à 15h30 pour partager un taxi qui nous conduira à la ville. Nous arriverons à l'heure en courant sur presque toute la descente finale!
50 kilomètres plus loin, nous prenons quartier dans un hôtel de Coroico (1700 mètres) avec vue et piscine mais devinez...
IL PLEUT !!!

lundi 29 novembre 2010

La Paz

Du lundi 29 novembre au vendredi 10 décembre.
Encore moins 2 minutes et nous rations le bus pour La Paz mais pour une fois c'est le car qui a du retard alors plus question de reporter notre départ même avec toute notre bonne volonté. Le bus démarre et nous laisse à peine le temps d'esquisser un salut à nos deux amis. Après un voyage de 7 heures sur une route asphaltée où nous pouvons profiter du bonheur simple de voir défiler les paysages en lisant un bouquin sans avoir mal au cœur.
Sur la route...
Nous arrivons à la Paz par les hauts-plateaux, la vision de la capitale n'en est que plus spectaculaire car le centre de la ville est dans le creux de la vallée et s'étend sur tous les contre-forts des collines autour. Nous sommes également saisie par l'ampleur de cette ville, le monde, le bruit, les embouteillages et la pollution qui fait tousser plus ici qu'ailleurs, serait-ce parce que nous sommes dans la capitale la plus haute du monde?
Agent de la circulation
Nous sortons du terminal de bus bien décidés à trouver un hostal, une auberge,une habitation (au choix) au plus vite mais cette tâche ardue nous prendra beaucoup plus de temps que ce nous envisagions et nous permettra, enfin de compte, de visiter la ville avec notre maison sur le dos. Plus tard nous trouverons un dortoir dans une auberge qui nous sera vendue grâce à son petit déjeuner (pancakes à volonté) et à son apéritif (une bière gratuite tous les soirs) ne dit-on pas « il en faut peu pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire » d'autre part comme Hugo fait figure de mascotte et nous donne droit à un régime de faveur, on ne nous imposera personne dans notre dortoir de 8 lits. Alors nous allons rester pas mal de temps à La Paz avant de nous décider à faire un trek, d'abord parce que nous y sommes bien. Nous allons trouver notre cantine du midi au rapport qualité-prix imbattables, le petit bar au coin de la rue, notre épicerie pour les spaghettis et le concentré de tomates, le boulanger.... Bref, ce qu'il y a d'agréable lorsqu'on voyage depuis longtemps et que l'on bouge tous les quatre jours, c'est de se poser dans un endroit, de se faire connaître, reconnaître et ainsi de se familiariser aux lieux. Conclusion: rien de mieux qu'une petite banalité échangée quotidiennement très loin de chez soi pour avoir l'impression d' être au troquet du coin à siroter son expresso!!
Et puis comme il faut profiter de ces montagnes uniques, nous nous organisons un trek sans guide et allons louer l'équipement nécessaire (duvets, tente et carte).

jeudi 25 novembre 2010

Cochabamba et ses Cochabambinos ou comment nous avons été reçu comme des personnalités very importantes.

Du jeudi 25 au lundi 29 novembre.
Pour cause de billets achetés, au dernier moment, nous prendrons les trois dernières places au fond d'un bus pourri pour rejoindre notre destination après 12 heures de bus sur des chemins de terres... Heureusement l'accueil est de taille. Nous retrouvons Théo, un ami d'enfance, et sa femme Véronica, tous deux en grande forme qui viennent de s'expatrier ici tout juste deux mois auparavant.
 Ils nous font gouter à la trépidante vie Cochabambienne. Voici en vrac, les différents évènements qui nous ont marqués, et qui, en nous sortant de notre train-train de voyageurs, nous ont presque fait oublié que nous n'avions plus de maisons:
- Le Globos et ses glaces...





- Les vues panoramiques de la ville depuis les immeubles en construction
Ceux qui donne les ordres...
...et ceux qui bossent!
- Wilstermann, l'équipe phare de Cochabamba perd son match et est relégué en D2.

- La rencontre avec le petit monde des expats, dont Dania et Alex (& leurs filles)!

- Cocha et sa cuisine, ici on mange bien voire trop... 5 repas par jour... Et on ne refuse pas!

- Un restaurant avec buffet à volonté et piscine.



- Une garden-party avec les notables de Cochabamba.
- Dégustation de Choufflay (A base de Singani, alcool récompensés par des viticulteurs français)!!!


- Harry Potter VII qui donne mal à la tête.

- Aïe Aïe Aïe, dur de partir après cette si bonne étape!

Bon, vous l'avez compris, si on devait s'expatrier en Bolivie, nous choisirions certainement Cochabamba.

dimanche 21 novembre 2010

Trek de Maragua (aux environs de Sucre)

 Du 21.11 au 23.11
Après quelques jours passés à Sucre à glaner des informations sur les possibilités de balades autour de la ville, nous décidons finalement de partir faire un trek de 3 jours dans les villages environnants avec nos compagnons de route, Séverine et Jean-Raoul. Après hésitation et au regard des prix demandés par les guides nous décidons de nous passer de leurs services.è
Le jour du départ, nos amis ont la bonne idée d'arriver en avance à la gare routière et nous prennent les places restantes dans un bus pour le moins rustique. Pas de problème si on l'avait raté, car le voyage pouvait aussi se faire à l'arrière d'un camion, dédié à cela, dans la benne avec les animaux et autres marchandises...
Nous arrivons à Chataquilla, où il n'y pas grand-chose à part une église, et le chemin pavé pré-hispanique que nous allons suivre. Le chemin est en très bon état et donc facile à suivre, et c'est tant mieux car la seule carte que nous avons trouvé de la région n'est que très approximative...

Pause déjeuner à Chaunaca, et le soir, arrivée à Maragua après 6 heures de marche.

Le lendemain se révélera plus compliqué car il n'existe plus vraiment de chemin tracé.

Finalement, après avoir perdu quelques temps en hésitation sur le chemin à suivre, nous en viendrons, honteux et confus à suivre un guide qui passait par là. Cela nous permettra de voir des traces de dinosaures, car sans sa présence, on serait passer à côté... 

Comble de malchance, Séverine se tord la cheville un peu plus haut. Le guide ayant aperçu la scène vient à notre secours et nous fournit anti-inflammatoire et bande... Il nous indique une route qui, bien que plus longue, est plus facile à suivre et nous évitera de nous perdre... (roulement des yeux...)
Une demi-heure avant d'arrivée à Potolo, nous voyons débarquer un 4x4 blanc et rouge, avec à son bord Mitch Bucannon en personne et le guide venu nous secourir! NNH, dans un élan d'orgueil, refusera la facilité et terminera le trek à pied. Le soir nous retrouvons tout le monde, rien de grave heureusement, quand au guide et son client, nous partagerons finalement leur chambre (derniers lits de la ville), histoire de faire l'incruste jusqu'au bout!

mardi 16 novembre 2010

Dulce comme Sucre

Du 16.11 au 24.11
Sucre (il faut prononcer Sucré!) doit son nom à Antonio José de Sucre (et non aux délicieuses salades de fruits du marché!), compagnon d'armes de Simon Bolivar  celui la même, qui permit à la Bolivie, au Pérou, à la Colombie, à l'Équateur, au Panama et au Vénézuela d'accéder à leur Indépendance. Le généralissime Sucre conduira ses troupes à la victoire d'Ayacucho et assurera ainsi l'Indépendance de la Bolivie en 1824, en hommage son nom fut donné à la capitale constitutionnelle du pays.

Sucre, fut pour nous notre première grande ville en Bolivie. Mais de capitale, elle n'en possède que le nom, car le gouvernement se trouve à La Paz, et la ville ne ressemble finalement qu'à une ville de province. Malgré cela, la ville est très agréable. Il fait bon s'y promener, nous adorons ses parcs, ses bâtiments de l'époque coloniale, son marché.
Son climat est doux et son altitude de 2780m, bien moins élevée que les villes précédentes, nous permettent de reprendre notre souffle. Nos journées se composent de devoirs pour Hugo, de salades, composées de produits frais provenant du marché quotidien et de promenades, il y a un parc (le petit Paris) où l'on peut monter au troisième étage d'une tour Eiffel sans être trop essouffler.
Nous finissons régulièrement la journée par un tour à l'Alliance Française, pour s'informer et lire quelques pages de journaux français, nous ni trouverons aucunes revues de moins de 2 mois mais peu importe car nous aimons l'endroit son patio, son accès Wi-fi et son restaurant, la Taverne, où nous nous autoriserons une folie abordable pour un repas d'exception à moins de 20 euros!
C'est aussi à Sucre que nous rencontrons un famille péruvienne de Belgique avec qui nous passerons une très agréable après midi à parler voyage (normal entre voyageurs au long cours!). Luis, le père, natif de Lima, nous prépare au Pérou et chasse les appréhensions laissées par les récits des derniers voyageurs revenus de son pays. Nous espérons nous re-croiser prochainement.