jeudi 7 octobre 2010

Les Baleines

Du Mercredi 6 au 9 octobre
Car pour Puerto Madryn, départ 13h30 arrivée 10 heures (jeudi 7) . Les places vendues pour le trajet sont en cama (lit), on ne s'en plaint pas, du grand confort, couverture, coussin petit plateau repas et café à volonté. Nous trouvons le voyage presque plus confortable qu'en avion. Arrivée pas trop fripés, nous prenons nos quartiers au Gualicho (auberge de jeunesse) le choix se fait désormais en fonction de l'espace commun et de la cuisine. Puis direction Rent -car pour louer une voiture (plus économique que les tours proposés, la liberté en plus!) .
Guanaco sur la piste de Valdès.
Vendredi 8 départ pour Puento Pyramides (péninsule Valdès), pour voir les baleines, les lions de mers et autres bêtes...
Une pause sur la côte de El Doradillo, nous donne un avant goût. Des baleines à droite, à gauche, d'ici de là. Elles sont loin mais on est quand même super contents.
Dans l'après-midi, le vent souffle tant et si bien qu'aucun bateau n'est autorisé à sortir. Le feu vert attendu par des centaines de touristes venus (comme nous) pour approcher les baleines et enfin donné à 17 heures.
La crème des mousses!
Nous embarquons, les quelques minutes de suspens passées (verra-verra pas?), nous avons le droit à du grand spectacle. Les baleines viennent se coller au bateau. Un baleineau joue avec sa mère. On les voit onduler devant nous. Tous les passagers (tous comme des enfants) poussent des cris de joie à chaque approche du mammifère .C'est magique!!
Samedi 9 nous partons pour explorer le reste de la péninsule, d'abord les lions de mers, puis les éléphants de mer et nous finirons par les pingouins. On peut faire le tour dans la journée assez tranquillement. Nous sommes environs à 50m des côtes sur des sentiers balisés qui ne permettent aucun écart de là on observe les grosses bêtes lascives sauf pour les pingouins qui osent se balader derrière les barrières, là pour les protéger. 
 




Nous rentrons le soir à Puerto Madryn (des images plein la tête). On pose la voiture et direction le terminal pour prendre le car pour Bariloche. Pas mal d'heures nous attendent pour ce trajet. Cette fois on a le choix et la différence de prix entre cama et semi-cama, nous fait choisir le deuxième mais là encore cela ne nous coûte pas trop.
Dimanche 10 arrivée à Bariloche. Cette ville ne dépayse pas des villes alpines d'Europe. C'est plein de boutiques d'articles pour skieur, de boutiques vendant des chocolats, des glaces et plein de restaurant. La saison de ski se termine, donc pas de ski en Argentine (dommage!). Le centre borde un lac immense que les sommets enneigés illuminent, nous trouvons la ville agréable et décidons d'organiser des balades depuis là.

dimanche 3 octobre 2010

Le printemps à Buenos Aeres

Dimanche 3 octobre
Serait-ce  Carlos Gardel ?
Pas très loin de la plaza San Telmo
 C'est le début du printemps, le soleil est au rendez-vous. Nous traversons le centre ville, désert. Ici , le dimanche, on n'ouvre pas boutique, on va à San Telmo se choisir un maté (bol a maté) et une bombillas ( paille pour le boire). Les Argentins sortent avec leur thermos et leur maté et tout au long de la journée se régalent de cette boisson. La balade plait également aux Argentins venu en en nombre dans ce marché s'étendant sur quelques blocs.
Le dimanche, c'est aussi le jour du football, Hugo & Nicolas vont au stade de la Boca voir la mythique épique s'affrontant au Lanus. Du grand spectacle, même si la Boca a perdu.

Lundi 4 octobre
On retrouve nos copains tourmondistes Lorraine & Julien, ils finissent le tour en Amérique du Sud et s'envolent pour l'Afrique. C'est une après-midi très agréable, on a bien sur des tas d'anecdotes et d'histoires à se raconter. Ils nous font part de leur expérience. Après leurs conseils sur les spots, nous réfléchissons à un changement de parcours pour finir notre tour : descendre vers le sud jusqu'à la péninsule Valdès avant de remonter vers le nord en passant par l'ouest et la région des lacs, sans passer par la case Terre de feu (Ushuaïa). Vous suivez toujours?

Nos 10 premières minutes dans la capitale


Samedi 2 octobre 2010
Nous retrouvons Marie à l'aéroport, elle arrive de France pour faire 1bout de chemin avec nous. Les retrouvailles faites, nous montons dans un taxi et donnons l'adresse de l'hôtel, donné par mail par notre contact. L'hôtel est bien placé, tout près de la place de la République, il nous paraît un moment trop chic mais ce n'est pas pour nous déplaire. Nous laissons à Nicolas le soin d'appeler, nous attendons autour de la cabine de téléphone les sacs à nos pieds. Pendant que Nico appelle, un homme passe demande l'heure, un groupe passe au même moment, une personne fait tomber ses clefs aux pieds de Marie, elle les ramasse et va pour les lui rendre, je (Nath) suis l'action (à droite) et pendant que je regarde, un homme arrive par la gauche et part avec le sac à dos de Nico (pas le petit celui de 15 kilos) heureusement Nico leve le nez à ce moment là car nous on avait rien vu et pourtant nous étions tous autour des sacs. Nico poursuit l' homme et récupère son sac sans problème. Cette mise en scène, nous rapelle que nous devons être maintenant plus vigilants comme tout c'est bien fini nous avons admiré le magnifique jeu de passe-passe!!

On ne fera pas affaire avec Laura, les prix sont en rapport avec la catégorie de l'hôtel même si elle nous fait un super prix! Le problème est que lorsque vous faites vos budgets en vous fiant aux prix des guides, sur place ce n'est pas du tout les mêmes (ce fut le cas a peu près dans tous les pays) mais ici c'est pas 20% plus cher , on tourne plus autour des 40%. On choisira donc une auberge-hôtel le V&S,(on recommande). On peut tout faire à pieds, se faire la cuisine et l'accueil est top.

mardi 28 septembre 2010

Sydney is very nice!!

 28 septembre au 2 octobre
Il y a dans l'aéroport de Sydney, un tableau génial qui va nous être d'une grande utilité, on s'explique, lorsque vous êtes comme nous et que vous n'avez pas pris l'habitude de réserver votre hôtel. Ce tableau vous permet de visualiser tous les hôtels pour backpackers, de connaître leur prix et leur disponibilité. Le téléphone mis à disposition permet d'appeler directement l' établissement de votre choix (gratuit) qui à une navette (gratuite) pour vous y conduire.
Nous choisissons le Original backpackers dans le quartier de King Cross (on recommande) 30 dollars le lit, après le Japon, Sydney continue à mettre le baromètre de notre budget au rouge.
King Cross est le quartier des backpackers, on y croise beaucoup de Français venu ici avec leur visa de working holidays, se plaignant sans arrêt du coût de la vie. C'est aussi un quartier qui n'a pas une très bonne réputation mais il a un a atout de taille, il est bien situé.
On est seul dans un dortoir pour 4, la cuisine spacieuse nous donne envie de préparer quelques bons repas... Tout est réuni pour s'y sentir bien sauf que.....
Nicolas a mal aux dents.
AÏE!AÏE! Et pas moyen de faire autrement que de consulter. Le dentiste va voir une grosse carie si grosse qu'il faudra trois rendez-vous pour en venir à bout. Ce trou dans la molaire va être terrible pour notre budget. Les dentistes australiens ont des tarifs dépassant de loin ce que l'on pouvait imaginer . Pâtes, pizzas et patates au choix tous les repas (d'où l'intérêt d'avoir une cuisine dans son hôtel).
Donc, on ne fera pas ici la carte des meilleurs tables de la ville quand au vin pas non plus de quoi se pâmer. On ne démentira pas les backpackers Sydney est une ville très chère.

A Sydney, on a adoré le jardin botanique couvrant quelques 30 hectares. Il surplombe au nord la baie de Farm Cove et borde à l'est, et du nord au sud l'opéra de Sydney. Il y a dans ce jardin des plantes incroyables, des cacatoès, des colonies de chauves-souries géantes, des géants australiens occupés a sculpté leur corps.
On a succombé au mélange des styles: les maisons coloniales et les gratte-ciel sont en harmonie parfaite. La vue sur le pont d'Harbour et l'opéra de Sydney est un spectacle unique. Nous consacrerons la baie de Sydney comme la plus belle du voyage.
Nous sommes allés faire un tour sur la plage mythique de Bondi, les surfeurs étaient là. A partir d'ici tout va changer dans l'esprit d'Hugo, il veut être champion de surf, avoir une maison de milliardaire et vivre en Australie.
Nous avons aimé l'esprit décontracté de ses habitants après la timidité et la discrétion japonaise, nous nous amusons de leur spontanéité amicale.
Il nous a paru que Sydney est une ville où il fait bon vivre et le peu que nous avons vu nous a donné envie de revenir dans ce grand pays avec plus d'argent en poche... un van et de faire le grand tour.

Le 02 octobre, nous survolons la Cordillère des Andes.

lundi 27 septembre 2010

Japon

Du 07/09 au 27/09
De nombreux messages nous rappellent que nous sommes très en retard et réclament la suite de nos aventures asiatiques. Ne perdez pas patience car notre objectif est de rattraper le retard avant d'avoir traversé le Pacifique (vous aurez de quoi lire pendant quelques jours). Nous pensons que la baie de Sydney est un bon endroit pour les résolutions de septembre après nos trépidations japonaises (on n'en voit déjà qui se moque!). En attendant voici trois semaines nipponnes racontées en image.



7 septembre, alors que Nicolas et Geoffroy volent vers Paris, nous foulons le sol d'Osaka à la recherche d'un endroit pour manger, après examen des plats affichés sur les murs et de notre japonais se limitant aux formules de politesses, nous tentons un mot : yakitori. Aï! nous a répondu le serveur, 2 minutes plus tard les yakitoris étaient servis.

Ruelle derrière notre hôtel. De jour comme de nuit c'est un quartier populaire sympa. On peut rejoindre le centre d'Osaka à pied et Shinimamiya se targue d'avoir les hôtels et les restaurants parmi les meilleurs marchés de la ville.
Dans les 10 m2 de notre chambre on prend l'habitude de rouler son futon et de ranger sa couette, cela ne nous déplait pas!
10 septembre, en attendant, le retour de Nicolas et Geoffroy, nous faisons du tourisme dans Osaka puis sur le mont Koya. Le Mont Koya est perché à 850 mètres d'altitude et se trouve entouré de 8 montagnes, évoquant le lotus à 8 pétales sur lequel repose assis Bouddha.Les moines accueillent plus d'un million de pèlerins chaque année. Après l'agitation d'Osaka cela nous a fait un peu drôle au début puis nous nous sommes habitués au calme de ce village. Nous avons beaucoup aimé cette escapade et en prime gouté la meilleure cuisine du Japon. (Pour s'y rendre rien de plus simple, le train(2 heures) puis cet étonnant funiculaire construit pour pouvoir gravir les 45% de côte (impressionnant) et un bus jusqu'à l'auberge de jeunesse mais si on a les sous le mieux c'est de dormir dans un temple.
Okunion Gogyo: Le cimetière (le plus grand du Japon) est magnifique, de grands arbres géants multicentenaires, aux troncs massifs et interminables, quelque 200 000 tombes moussues s'étagent au gré des courbes, entre les azalées, les rhododendrons et les hortensias sauvages des sous-bois. la nature s'arrange ici pour rendre belle cette nécropole.

Depuis plus de mille ans, les bonzes de l'école Shingon, propriétaires du mont Koya veillent sur les lieux. 
14 Septembre, la famille est de nouveau réunie, les hommes tiennent une petite forme mais quelques suchis et tempuras servit avec une Asahi bien fraîche remettront en 2/2 ces messieurs sur pieds.
15 septembre, départ pour Kyoto, le temps est à la pluie, mais ce n'est pas possible de rester dans notre ryokan (guest-house) où les règles sont précises : vous n'êtes pas autorisé à rester dans la maison entre 10 heures et 16 heures. Les règles sont si nombreuses qu'un instant (long) nous avons regretté notre hôtel d'Osaka, sans couvre-feu sans petits papiers pour nous rappeler ce que nous pouvons et ne devons pas faire, et sans jardin à accès réglementé, mais le propriétaire affable aura raison de nous.

Kinkaku-ji ou le pavillon d'or a été incendié en 1950 par un moine fou.
Il a été reconstruit à l'identique. Avec son toit d'or,
 il domine comme un bijou dans son écrin de verdure.

Il y a un petit moment que nous avons abandonné le guide du routard : Tokyo, Kyoto, nous supportons de moins en moins le ton « donneur de leçon et de bonne conduite » de leurs auteurs. On privilégie les rencontres pour ce faire une opinion et faire notre plan de route mais à Kyoto, tant de temples et de jardins méritent notre attention qu'il nous faudrait quelques jours de plus. Et pour cause, cette ville fut la capitale impériale et perpétue aujourd'hui son héritage culturel pour mêler modernité et tradition en douceur pour le plus grand plaisir des touristes (nombreux). Il semble y avoir un art de vivre propre à la ville, les mots élégance et raffinement viennent tout de suite à l'esprit mais paradoxalement pour les habitant de Kyoto le « bon-goût » est français, il y a un nombre incroyable de boutiques aux enseignes françaises « clair de jour (boutique de vêtements), petit lapin (boulangerie) , le petit mec (café- boulangerie)...etc. On trouvera sans difficulté du bon pain et des croissants !! Lors de nos balades dans le quartier de Gion, nous suivrons des yeux, les élégantes geishas, puis nous méditerons sur l'art du jardin zen...etc, Un adage dit que le Japon est comme un être humain dont la tête serait Tokyo, Osaka l'estomac et le cœur Kyoto, on n'est pas trop loin de la vérité mais comme tout est relatif !!!

croissant ou pain au chocolat?
20 septembre, Jour de fête nationale à Nara. Les daims se bousculent pour avoir leur pain quotidien ici nourrir un daim c'est comme faire une offrande à un dieu (j'exagère un peu). En ce jour férié, les Japonais sont venus en nombre. Nara est une ville très agréable, le parc en couvre une grande partie et après un journée de marche, un arrêt dans un onsen (bain public) suivit d'un saké et d'un délicieux Okonomi yaki (pizza nippone) ce sera notre fête à nous.
préparation des Okonomiyakis
21 septembre, le musée pour la paix d'Hiroshima. Les horreurs sont exposées clairement dans l'audioguide et sur les murs du musée. La volonté des habitants d'Hiroshima par la voix de leur maire est claire «il faut que demain les armes nucléaires ne puissent plus faire partie des politiques de défenses nationale, Yes we can! » et tout ce que nous voyons va dans ce sens. C'est un musée bien trop triste, dira Hugo en sortant, nous partagerons son avis spontané mais comment pouvait-il en être autrement.
23 septembre, départ pour Tokyo, beaucoup de monde, beaucoup d'enseignes. Oh c'est haut!! Nous arrivons en fin de journée dans le quartier de Shinjuku. Nous sommes d'abord surpris par le nombre de «clubs de rencontres » et de cabarets, beaucoup d'hommes arpentent le pavé. Notre hôtel se niche ici, entre un love hôtel, une supérette 24/24 et un terrain de tir de base-ball et un patchenko. (no comment!)
24 septembre, on se lève tôt pour acheter nos places pour le championnat de sumo. Journée géniale au stadium à admirer ces poids-lourds et à faire des paris.
A Tokyo comme dans le reste du Japon, on est surpris de voir autant de filles soignant leurs tenues et le soin qu'elles y portent. Il est difficile de leur donner un age tant elles ont des visages dénués d'expressions et pas moyen de se fier à leur vêtements, il y a une quantité de style : la sortie d'école: socquettes, mocassins et kilt; vedette :mini-jupe, décolleté et hauts-talons; fermière romantique, Pocahontas, danseuse de Degas etc... A voir la tête de Nicolas et de Geoffroy, il y en a pour tous les goûts. Les hommes privilégierons le style dandy: romantique et rock'n roll. Le mieux pour apprécier la diversité des tendances est de se promener le dimanche autour de Yoyogi ou dans le quartier de Shibuya.
                            Avant                                      Après

Un dimanche à Tokyo ( bouquet final) un très beau mariage dans le sanctuaire du jardin de Yoyogi.
 Et pas très loin de là un groupe de rockers s'en donne à coeur joie.
Le monde bouge plus vite ici qu'ailleurs et pour nous il est temps de fermer la parenthèse Asie. Après la pensée Zen, la pensée révolutionnaire!!!
CarambaAvant on s'arrête quatre jours à Sydney pour admirer une des plus belles baie du monde. On l'a vu et oui on a trouvé cela très beau. Hugo préfère même au Taj Mahal l'opéra de Sydney. 
A bientôt de l'autre côté du pacifique.